Scandale Berlusconi : des soirées chaudes pour 29.000 euros

Scandale Berlusconi : des soirées chaudes pour 29.000 euros
Pour 22 soirées organisées entre 2008 et 2009, Gianpaolo Tarantini a dépensé près de 29.000 euros (35’000 francs) afin de défrayer les jeunes femmes qu’il fournissait à Silvio Berlusconi et d’autres invités, selon l’enquête du parquet de Bari citée samedi par les journaux.

Le chef du gouvernement ne fait pas l’objet de poursuites à Bari car recourir à des prostituées n’est pas un délit en Italie. Il est en revanche sur le banc des accusés à Milan dans le Rubygate pour prostitution de mineure (Ruby est le surnom d’une Marocaine, mineure à l’époque des faits entre janvier et mai 2010) et abus de fonction.

Selon la presse, l’enquête de Bari montre que l’entrepreneur Tarantini a payé pour qu’une trentaine de jeunes femmes viennent passer des soirées avec M. Berlusconi à Rome et Arcore, près de Milan, entre le 10 juillet 2008 et le 29 avril 2009. M. Berlusconi venait de redevenir Premier ministre après la victoire du centre-droit aux législatives du printemps 2008.

Tarantini est poursuivi pour incitation et exploitation de la prostitution aux côtés de sept autres personnes dont la starlette allemande Sabina Began, selon le parquet qui a conclu son instruction jeudi.

Jeunes et minces, avec une petite robe sexy

Si les invitées passaient la nuit dans le lit du Cavaliere, Tarantini les gratifiait de 1000 euros mais selon des écoutes téléphoniques publiées par les journaux certaines recevaient de Silvio Berlusconi en prime, avant de partir, une enveloppe avec des billets de 100 euros.

Elles devaient être jeunes et minces, venir "avec une petite robe sexy" et "ne pas porter de talons", vu la taille modeste du Cavaliere. En outre, elles ne devaient pas se comporter comme des professionnelles mais comme des "copines" de Tarantini.

Selon les écoutes, elles étaient au moins quatre ou cinq par soirée et Tarantini devait toujours en recruter des nouvelles. L’entrepreneur leur payait aussi transport et séjour, et leur faisait miroiter des apparitions sur les télévisions privées du magnat ou une carrière d’actrice.

D’autres écoutes illustrent la thèse du parquet sur l’objectif de Tarantini qui était d’obtenir lors des soirées chez M. Berlusconi, des contacts hauts placés en vue de contrats avec des entreprises publiques comme Finmecannica, pour son propre compte ou des complices.

Selon l’enquête, Tarantini aurait dans ce but fourni une prostituée à Salvatore Metrangolo, dirigeant de deux filiales de Finmeccanica. Celui-ci a démissionné vendredi.

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