Le samedi dernier, le label “Bibliothèque culturelle – Manara” a été officiellement inauguré dans le cadre des activités entourant l’événement “Rabat, Capitale mondiale du livre 2026”. Le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mohamed Mehdi Bensaid, a présidé cette cérémonie significative, marquant une avancée majeure dans la reconnaissance des bibliothèques comme des espaces culturels essentiels pour la diffusion du savoir et la valorisation de l’industrie du livre.
Lors de cet événement, qui a réuni des personnalités influentes, dont le directeur du Bureau régional de l’UNESCO pour le Maghreb, Charaf Ahmimed, les critères d’accréditation pour les bibliothèques désireuses d’obtenir ce label ont été dévoilés. Plusieurs bibliothèques de Rabat ont été récompensées par ce label, soulignant l’importance de l’engagement des professionnels du livre. La veille, une soirée grandiose avait été organisée pour célébrer le lancement de “Rabat, capitale mondiale du livre 2026”, mettant en avant l’harmonie entre le patrimoine et la modernité.
Rabat se distingue par un programme riche et varié, comprenant 342 activités réparties sur plusieurs lieux, visant à encourager la lecture et à stimuler une industrie culturelle dynamique. La valorisation des bibliothèques est au cœur de ce programme, qui inclut des initiatives telles que des événements de lecture ouverts, des cafés littéraires, des campagnes de sensibilisation sur l’importance de la lecture dans l’espace public, ainsi que des expositions, des résidences d’écrivains, des conférences pour les professionnels du livre et des ateliers de formation.
La désignation de Rabat en tant que Capitale mondiale du livre par l’UNESCO repose sur une évaluation rigoureuse de critères historiques, culturels et intellectuels, en particulier la vitalité de son industrie du livre. La ville se distingue par la présence d’un nombre important d’éditeurs, de librairies, de maisons d’édition et d’institutions académiques. Son engagement en faveur de l’alphabétisation, de l’éducation, de la promotion des droits des femmes et des jeunes, ainsi que la richesse de son patrimoine, couronnée par son inscription au patrimoine mondial de l’humanité en 2012, renforcent son statut de capitale culturelle.
