Meurtre de la députée britannique Jo Cox : “Notre idéal démocratique a été visé”

Un peu partout dans le monde, de nombreuses personnalités politiques font part de leur “chagrin” après l’annonce de la mort de Jo Cox.

Quelques heures après le meurtre de la députée britannique Jo Cox, de nombreuses voix s’élèvent un peu partout dans le monde pour rendre hommage à la jeune parlementaire, tuée lors de la campagne du référendum sur l’Union européenne. Sur Twitter, le Premier ministre britannique, David Cameron, a salué une députée impliquée et qualifié sa mort de tragédie. "Mes pensées vont à son mari Brendan et à ses deux jeunes enfants", a ajouté David Cameron. Plus tôt dans l’après-midi, le Premier ministre britannique a annulé un meeting pro-Union européenne qu’il devait tenir à Gibraltar.

Le chef du Labour Party, Jeremy Corbyn, a également fait part de son choc dans un communiqué de presse. "La famille du Labour et le pays tout entier sont sous le choc de l’horrible meurtre de Jo Cox. Jo avait à coeur de tenir ses engagements, d’aider les pays en développement et de renforcer les droits de l’homme. Jo est décédée dans l’exercice de sa mission publique, au coeur de notre démocratie, en écoutant et en représentant les gens qui l’avaient élue et qu’elle servait. Nous avons perdu une collègue très appréciée, talentueuse et ayant à coeur la justice sociale et la paix. Nous adressons nos plus sincères condoléances à sa famille", a écrit Jeremy Corbyn.

"Profonde tristesse pour Jo Cox"

François Hollande a également fair part de sa profonde émotion. "Il adresse ses condoléances et sa compassion à sa famille, ainsi qu’à ses proches. Au peuple britannique, choqué par cette annonce, il tient également à faire part de son entière solidarité" peut-on lire dans un communiqué de l’Elysée.

Le Premier ministre Manuel Valls a, lui aussi, exprimé jeudi sa "profonde tristesse", après l’assassinat de la députée travailliste. "Profonde tristesse pour Jo Cox et le peuple britannique. À travers elle, notre idéal démocratique a été visé. Ne jamais l’accepter !", a twitté le Premier ministre.

"J’apprends l’insupportable agression d’une députée britannique Mme Jo Cox. Pensées solidaires à ses proches et sa famille. @UKLabour", a de son côté twitté, en français et en anglais, le président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone.

Le vice-président de l’Assemblée nationale François de Rugy lui a aussi rendu hommage au nom des députés français. "J’exprime, je pense en notre nom à tous et à toutes, nos plus sincères condoléances aux proches de notre collègue britannique Jo Cox qui malheureusement a été tuée par balle et évidemment notre solidarité au peuple britannique et à la Chambre des communes qui est très choquée par cet évènement dramatique", a-t-il déclaré dans l’hémicycle, pendant l’examen d’un texte.

Une minute de silence

En visite à Copenhague, le secrétaire d’État américain John Kerry a également fait part de "sa profonde peine". "Je me joins à vous [le Premier ministre danois Lars Løkke Rasmussen] pour exprimer ma profonde peine de voir qu’une jeune parlementaire, qui manifestement était une jeune femme avec un talent immense, a été tuée dans l’exercice de ses fonctions au sein de sa circonscription", a-t-il déclaré. "C’est une attaque contre tous ceux pour qui la démocratie importe et qui ont foi en elle", a-t-il estimé. Lars Løkke Rasmussen avait déjà condamné l’agression. "Choqué d’apprendre l’attaque contre la députée @Jo_Cox1. Mes pensées vont à elle et à sa famille", avait-il écrit sur Twitter avant l’annonce de sa mort.

De leur côté, les présidents de l’Assemblée, du Bundestag allemand et de la Diète polonaise, ainsi que des parlementaires des trois chambres basses du "triangle de Weimar", réunis jeudi à Paris, ont observé jeudi à Paris une minute de silence en hommage à la députée travailliste pro-UE.

Joe Cox, travailliste de 41 ans favorable au maintien de son pays dans l’Union européenne, est morte des suites de ses blessures après avoir été la cible de coups de feu jeudi à Birstall (nord de l’Angleterre). La police a interpellé un suspect, un homme de 52 ans. Les Britanniques doivent voter le 23 juin pour décider si le Royaume-Uni va quitter ou non l’Union européenne.

(Source AFP)

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. J'accepte Lire la suite