Mali : création d’une “Commission dialogue et réconciliation”

Mali : création d’une
Le Conseil des ministres du Mali a annoncé officiellement, mercredi, la création d’une "commission de dialogue et de réconciliation" (CDR), une instance tant réclamée et souhaitée par la communauté internationale et les partenaires étrangers de ce pays en guerre.

La CDR, qui a pour mission "de rechercher, par le dialogue, la réconciliation entre toutes les communautés maliennes", sera également chargée "de recenser les forces politiques et sociales concernées par le processus de dialogue de réconciliation", précise un décret rendu public par le Conseil des ministres.

Pour les autorités maliennes, ce processus de dialogue sera fondé sur un ensemble de préalables, en l’occurrence la renonciation par les groupes touaregs à la lutte armée et aux revendications indépendantistes ou fédéralistes, leur adhésion au principe que les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre commis pendant la période de belligérance ne devront pas rester impunis, ainsi que le respect des principes de la démocratie et de l’Etat de droit et en particulier le caractère d’Etat laïc et unitaire de la République du Mali.

Le gouvernement malien considère que les discussions inter-maliennes pourront porter sur l’approfondissement du processus de décentralisation, la prise en compte des spécificités régionales dans la conception et la mise en oeuvre des politiques publiques et le développement des infrastructures, notamment le désenclavement et l’exploitation des ressources naturelles.

Cette commission sera composée "d’un président, de deux vice-présidents et de trente commissaires" qui seront prochainement désignés par le président malien par intérim, Dioncounda Traoré.

Traoré avait déclaré fin janvier qu’au sein de la communauté touareg, "le seul groupe avec lequel nous pouvons envisager des négociations c’est certainement le MNLA (Mouvement de libération national de l’Azawad, rébellion), à condition que le MNLA renonce à toutes ces prétentions territoriales".

Ce mouvement rebelle, qui estime que les Touaregs sont marginalisés et réclame l’autodétermination du nord du Mali, leur région d’origine, avait lancé en janvier 2012 une offensive dans cette région avec des groupes islamistes armés liés à Al-Qaïda, avant d’en être éliminé par ces derniers.

Depuis le 11 janvier, une opération militaire franco-africaine est en cours pour chasser les djihadistes armés du nord du Mali.

La CDR aura aussi pour mission d’enregistrer "les cas de violation des droits de l’Homme commis dans le pays du début des hostilités, jusqu’à la reconquête totale du pays".

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