Londres “très réticente” à livrer des armes aux rebelles syriens

Londres
La Grande-Bretagne et certains de ses partenaires sont désormais "très réticents" à l’idée de fournir des armes aux rebelles syriens, a annoncé dimanche le ministre des Affaires étrangères William Hague.

Paris et Londres avaient pourtant obtenu en mai la levée de l’embargo sur les armes à destination de la Syrie, ce qui ouvrait la voie à des livraisons en faveur d’une guérilla nettement dominée par les forces gouvernementales sur plan matériel.

Le secrétaire au Foreign Office a indiqué dimanche qu’aucune décision n’avait encore été prise et a par ailleurs annoncé que le Parlement serait consulté une fois cette décision arrêtée.

"Il y aura un vote d’un côté ou de l’autre", a-t-il déclaré sur l’antenne de la BBC. La communauté internationale, a poursuivi le chef de la diplomatie, fait face à un dilemme.

"Les gens ont des craintes compréhensibles à l’idée d’envoyer des armes à quiconque en Syrie et nous sommes tous très réticents à l’idée de le faire. "D’un autre côté (…), des gens se font tuer en grand nombre tandis que le monde leur dénie le droit de se défendre", a souligné William Hague.

Les récents succès de l’armée syrienne, qui s’est emparée mercredi de la ville stratégique de Koussaïr, à la frontière libanaise, menacent la conférence de paix proposée par les Etats-Unis et la Russie et mettent les adversaires de Bachar alAssad en situation délicate pour négocier.

L’un des cadres militaires de l’insurrection a annoncé depuis que l’opposition boycotterait la conférence en l’absence de livraisons d’armes. Or, la question divise le gouvernement britannique, dont certains membres craignent que de telles livraisons n’alimentent le bain de sang et n’entraînent Londres dans un conflit interminable.

"Le régime a gagné du terrain. Cela complique l’organisation et le succès de la conférence de Genève. Il est moins probable que le régime fera les concessions nécessaires dans le cadre de ces négociations et il est plus difficile de convaincre l’opposition de venir négocier.

"Ils ne se réuniront pas dans les semaines qui viennent. Je trouve cela inquiétant et déprimant", a ajouté William Hague.

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