Légalisation du cannabis : “Profondément irresponsable”

“Viscéralement hostile” à la dépénalisation du cannabis, Hervé Morin, le président du Nouveau centre, annonce, dans une interview à paraître vendredi sur leJDD.fr, vouloir sensibiliser aux collèges et lycées.

Légalisation du cannabis :
Dans une interview au JDD.fr, à paraître vendredi, Hervé Morin affirme être "viscéralement hostile à l’idée de la dépénalisation ou de la légalisation du cannabis". Il s’agit, pour lui, d’un "marronnier préélectoral". Sur le fond, il estime que "maintenir l’interdiction est indispensable pour alerter et marteler le message du danger que représente cette drogue dont on sait les effets dévastateurs sur le comportement scolaire, sur la désocialisation et sur les risques liés aux désinhibitions". "Parce que j’ai aussi eu 18 ans et que j’ai des adolescents de 16 ans", glisse-t-il.

"Aujourd’hui, 10% des jeunes fument plusieurs fois par jour et 30% des jeunes consomment au moins 10 fois par mois. Et avec une substance dont les concentrations toxiques et psychotropes sont quatre fois supérieures au shit de mes vingt ans. C’est donc un fléau colossal", s’alarme-t-il. "Face à cet enjeu de santé publique majeur, le seul critère de décision des responsables politiques doit être celui de la protection de la jeunesse face à des risques trop souvent minorés".

Face à la dépénalisation proposée par le PS, le président du Nouveau centre "condamne l’idée profondément irresponsable selon laquelle il faudrait légaliser parce qu’on lutte mal et insuffisamment contre le trafic. L’idée insidieuse selon laquelle le cannabis serait une drogue ‘douce’ relève d’une négligence coupable à l’égard de nos jeunes". Hervé Morin propose d’instaurer "un vrai programme d’éducation, de prévention et d’information aux dangers des addictions. De la sixième à la terminale, il faut qu’il y ait une demi journée par trimestre consacrée à l’information et à la prévention des toxicomanies et des addictions". Enfin à ceux qui aujourd’hui prônent la dépénalisation il voudrait : "Seulement leur faire imaginer le début d’un cours de lycée face à une classe de 30 élèves dont la moitié ou le quart viennent de fumer".

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