L’accord post-Brexit entre Londres et Bruxelles signé mercredi

L’accord post-Brexit conclu entre Bruxelles et Londres sera signé mercredi par les dirigeants de l’UE et le Premier ministre britannique Boris Johnson, avant une entrée en vigueur prévue jeudi à 23H00 GMT, a-t-on appris mardi de sources européennes.

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et son homologue du Conseil (institution représentant les Etats membres) Charles Michel signeront l’accord au nom de l’UE à Bruxelles à 09H30 (08H30 GMT), ont indiqué les deux institutions.

L’accord devrait ensuite être acheminé à Londres, pour y être signé par le Premier ministre Boris Johnson.

Mercredi également, les députés britanniques sont convoqués pour débattre du texte, long de 1.250 pages. Son adoption fait peu de doutes, étant donné la majorité dont dispose le gouvernement conservateur de Boris Johnson et le soutien de l’opposition travailliste.

Côté européen, le texte sera publié au Journal officiel de l’UE avant son entrée en vigueur au 1er janvier. Son application ne sera que temporaire à cette date, en attendant sa ratification par le Parlement européen qui n’interviendra quant à elle qu’en 2021.

“Le 1er janvier nous dirons +Hello, Goodbye+ au Royaume-Uni”, a indiqué dans un communiqué le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas, dont le pays assure la présidence semestrielle de l’UE.

“Avec la fin de la période de transition, le Royaume-Uni va effectivement quitter le marché unique et l’union douanière. En même temps, nous entamerons notre nouveau partenariat”, a-t-il ajouté.

Londres et Bruxelles sont parvenus le 24 décembre, à l’issue d’épuisantes négociations, à un accord de libre-échange post-Brexit, permettant in extremis d’éviter un “no deal” potentiellement dévastateur pour leurs économies.

La période de transition, en cours depuis la sortie du Royaume-Uni de l’UE en janvier 2020, se termine au 31 décembre.

Avec ce partenariat économique et commercial, l’UE offre à Londres un accès sans droits de douane ni quotas à son marché de 450 millions de consommateurs, mais prévoit des sanctions et mesures compensatoires en cas de non respect de ses règles en matière d’aides d’Etat, d’environnement, de droit du travail et de fiscalité pour éviter tout dumping.

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