L’UE adopte un texte sur le maintien de la Grèce dans l’euro

Les 27 pays de l’Union européenne réunis en conseil informel à Bruxelles ont adopté un texte rappelant leur volonté de voir la Grèce rester dans la zone euro, malgré la crise qu’elle traverse, a annoncé jeudi le président français, François Hollande.

La France se refuse à envisager une sortie de la Grèce de la monnaie unique et attend des Grecs qu’ils fassent un “choix européen” en ce sens lors des élections législatives du 17 juin, a souligné le chef de l’Etat.

La chancelière allemande Angela Merkel a réaffirmé jeudi que son souhait était de voir la Grèce rester dans la zone euro, tout en ajoutant que le pays devait respecter les engagements pris en échange de l’aide financière internationale.

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"Un texte a été adopté pour rappeler la volonté des pays membres de l’Union qu’elle (la Grèce) reste dans la zone euro", a déclaré le président français, François Hollande, lors d’une conférence de presse au terme de plus de cinq heures de discussions.

François Hollande a ajouté n’être informé "d’aucune simulation par je ne sais quel groupe ou sous groupe de ce que pourrait être une sortie de la Grèce de la zone euro". "Nous ne prenons pas, pour la France, ce type d’hypothèse", a-t-il insisté.

Concernant les dispositifs de relance de la croissance, il a dit souhaiter "que soit inscrite la perspective des eurobonds", un système auquel certains pays, dont l’Allemagne, sont opposés.

Mais ce sommet, tout informel qu’il soit, a donné lieu à des frictions entre la France et l’Allemagne sur la question des Eurobonds. François Hollande souhaite que ce sujet soit inscrit au menu de l’Union européenne en vue du sommet du mois de juin, comme "une étape supplémentaire de l’intégration". Une vision qui n’est pas partagée par la chancelière allemande Angela Merkel.

"Il y a de la part de l’Allemagne l’idée que les eurobonds, si je veux donner la version la plus optimiste, ne peuvent être qu’un point d’aboutissement alors que nous considérons que ça devrait être un point de départ", a-t-il déclaré.

Après un dîner qui s’est achevé vers 1h30 du matin et des heures de discussions entre les chefs d’Etat européens, le président français a estimé que les échanges ont duré longtemps. "C’est que certains dirigeants parlent beaucoup. Allez savoir pourquoi", a-t-il dit, avant de préciser que lui était "bref" et "clair".

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