La Fédération Guinéenne de Football désamorce une tentative de révisionnisme sur le sacre marocain de 1976.
La Fédération Guinéenne de Football (FGF) a formellement démenti avoir engagé une quelconque procédure juridique auprès du Tribunal Arbitral du Sport (TAS) ou de la CAF pour contester le résultat de la CAN 1976. Cette mise au point intervient après la circulation de théories infondées sur les réseaux sociaux alléguant une interruption irrégulière du match décisif opposant le Syli National au Maroc il y a 50 ans.
La Fédération Guinéenne de Football (FGF) a publié un communiqué officiel afin de mettre un terme à une campagne de décrédibilisation du sacre marocain lors de la Coupe d’Afrique des Nations 1976. L’instance dirigeante précise qu’elle n’a engagé « aucune procédure ni auprès du Tribunal Arbitral du Sport (TAS), ni auprès de la Confédération Africaine de Football (CAF) » en lien avec cette compétition. Cette sortie vise à démentir une campagne de désinformation suggérant que la Guinée chercherait à obtenir le titre par voie juridique un demi-siècle après les faits.
Sur le plan sportif, la FGF a tenu à rétablir les faits historiques documentés : la rencontre du 14 mars 1976 à Addis-Abeba s’est soldée par un score de 1-1. Après l’ouverture du score guinéenne par Chérif Souleymane (33e), le Maroc a égalisé à la 86e minute par Ahmed Makrouh, dit « Baba ». Ce résultat avait permis au Maroc de terminer en tête de la poule finale — format en vigueur à l’époque à la place d’une finale classique — et d’être « régulièrement sacré champion d’Afrique », la Guinée occupant la deuxième place.
Cette clarification intervient dans un contexte de tensions médiatiques marquées par le relais d’un récit alternatif dépourvu de base documentaire. Selon une enquête publiée par Atlas FactCheck, des allégations de « révisionnisme historique » prétendaient que les joueurs marocains auraient quitté le terrain pendant 15 minutes pour protester contre l’arbitrage. Or, l’analyse des archives officielles de la CAF, de la FIFA et de la presse internationale présente en Éthiopie en 1976 ne mentionne aucune interruption de ce type. Un tel incident aurait entraîné l’exclusion immédiate de l’équipe, conformément au règlement de l’époque.
L’enquête souligne que cette rumeur, apparue soudainement après l’attribution du titre de la CAF 2025 au Maroc, semble être une tentative de manipulation visant à influencer par analogie les litiges juridiques sportifs actuels entourant la CAN 2025. Ismaël Sylla, milieu offensif guinéen présent lors de ce match historique, a d’ailleurs formellement démenti toute interruption de jeu, confirmant le déroulement intégral des 90 minutes réglementaires. La FGF conclut en appelant les acteurs et les médias à privilégier les « informations vérifiées » afin d’éviter toute confusion susceptible de nuire à l’unité du football africain.
