Guerre des masques : nouvelles accusations d’une élue française contre “des Américains”

Plusieurs présidents de région françaises ont accusé des Américains de “surenchérir” et de les priver de masques de protection contre le nouveau coronavirus que la Chine se serait engagée à vendre à la France, Washington démentant jeudi toute intervention de l’Etat fédéral.

“Nous nous sommes fait prendre un chargement par des Américains qui ont surenchéri sur un chargement que nous avions identifié”, a assuré jeudi Valérie Pécresse, la présidente de la région parisienne de l’Ile-de-France, sur une chaîne de télévision, LCI.

Cela n’a pas eu de conséquences financières puisque “on n’a jamais rien payé d’avance”. Simplement “ce qui nous a échappé, on n’a pas pu l’avoir, on n’a pas pu passer la commande”, a-t-elle expliqué.

“Nous payons à la livraison parce que nous voulons voir les masques alors que les Américains paient cash et sans voir, forcément ça peut être plus attractif pour certains qui cherchent juste à faire du business avec la détresse du monde entier”, a-t-elle ajouté.

Cette semaine, les présidents de la région Paca (sud-est) Renaud Muselier et du Grand Est Jean Rottner avaient déjà dénoncé des pratiques similaires de la part d’acheteurs américains.

“Le gouvernement des Etats-Unis n’a acheté aucun masque qui devait être livré par la Chine à la France”, a répondu à l’AFP un haut responsable de l’administration américaine.

“Les informations affirmant le contraire sont complètement fausses”, a ajouté ce responsable sous couvert d’anonymat,

Sans rentrer dans la polémique, jeudi soir, le Premier ministre français Edouard Philippe a reconnu que son pays se heurtait parfois “à des difficultés” pour obtenir des masques évoquant “la demande considérable qui vient vers la Chine, des Etats-Unis, de l’ensemble de l’Europe, du monde entier en vérité”.

Le président français Emmanuel Macron, critiqué pour le manque de masques auquel doit faire face la France, a notamment promis mardi “l’indépendance pleine et entière” d’ici à la fin de l’année pour la production de masques, au cours d’une visite dans une usine de fabrication.

 

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