FMI recommande des mesures “globales et audacieuses” pour retrouver la croissance en Europe

Dans la dernière édition de son rapport sur l’Europe "Perspectives économiques régionales de l’Europe : navigation en eaux agitées", publié à Washington, le FMI prévoit que la croissance pour l’ensemble du vieux continent passera de 2,3 ù en 2011 à 1,8 % en 2012, faisant remarquer que les risques de révision à la baisse sont considérables, surtout que les projections partent du principe que des mesures énergiques sont prises pour contenir la crise actuelle.

"Les dirigeants européens ont adopté beaucoup de mesures importantes, mais il est maintenant nécessaire de déployer rapidement les nouveaux outils de gestion de crise, dont la conception a été arrêtée au sommet européen du 21 juillet, et d’établir ensemble un plan permettant de s’attaquer aux diverses composantes de la crise actuelle. C’est indispensable pour rétablir la confiance des consommateurs, des marchés et des investisseurs ", a déclaré, à cette occasion, Antonio Borges, directeur du département Europe du FMI.

Le Fonds préconise par conséquent la mise en place de la nouvelle architecture institutionnelle, arrêtée en juillet par les autorités européennes, notamment, en tirant parti de la plus grande souplesse octroyée au Fonds européen de stabilité financière (FESF), et en maintenant une politique monétaire accommodante ou même en l’assouplissant davantage aussi longtemps que les risques qui pèsent sur la croissance et la stabilité financière persistent, et que les anticipations inflationnistes restent bien ancrées.

La dégradation des finances publiques ne laisse d’autre choix que de rééquilibrer la situation budgétaire, mais le ralentissement de la croissance appelle à la prudence, poursuit-on de même source, soulignant que là où les tensions sur les marchés sont les plus fortes, il faut poursuivre, sans tarder, l’assainissement des finances publiques.

Le rapport du FMI appelle en outre à des mesures ambitieuses pour permettre au secteur bancaire de financer de nouveau l’économie, notamment en injectant des capitaux dans les banques européennes, si nécessaire en utilisant les ressources du FESF, et en allongeant les échéances des facilités de trésorerie de la Banque centrale européenne.

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