E-commerce : le Brésil et l’UE reconnaissent l’équivalence de leurs systèmes de protection des données
Le Brésil et l’Union européenne ont reconnu mardi l’équivalence de leurs systèmes de protection des données personnelles, une avancée destinée à faciliter les échanges numériques et à stimuler le commerce électronique entre les deux partenaires.
Dans la pratique, le texte devrait réduire la bureaucratie et les coûts liés au partage transfrontalier de données.
Selon M. Alckmin, cette reconnaissance pourrait entraîner une hausse de 7 % à 9 % du commerce électronique entre le Brésil et l’Union européenne. « L’Union européenne est notre deuxième partenaire commercial, derrière la Chine, et l’un des principaux investisseurs dans notre pays. Cet accord renforce également celui conclu entre le Mercosur et l’Union européenne », a-t-il déclaré.
Le document est déjà entré en vigueur, a indiqué le président de l’Autorité nationale brésilienne de protection des données (ANPD), Waldemar Ortunho Júnior. Selon lui, la reconnaissance mutuelle permettra des transferts d’informations « directs, sûrs et simplifiés ».
L’accord offre davantage de sécurité juridique aux particuliers et aux entreprises, notamment pour les projets d’investissement et les prestations de services entre le Brésil et l’Europe, tout en réduisant les coûts et en améliorant la compétitivité, a souligné M. Alckmin. De son côté, Michael McGrath a affirmé que le dispositif garantit une protection équivalente des données des citoyens brésiliens en Europe et des Européens au Brésil. « Nos normes de confidentialité ne sont pas seulement similaires, elles sont essentiellement équivalentes », a-t-il affirmé, estimant que l’accord envoie « un message clair » sur l’importance accordée aux droits fondamentaux des citoyens des deux côtés de l’Atlantique.

