Dumas: Juppé est un “bouledogue”

L’ex-ministre des Affaires étrangères Roland Dumas voit en Alain Juppé, titulaire actuel de ce portefeuille, "un bouledogue qui réfléchit trop, jusqu’à l’erreur", et confirme, dans un entretien à Sud Ouest dimanche, une préférence pour François Hollande parmi les socialistes. Louant la "position pro-arabe pleine de prudence" adoptée par la France "depuis de Gaulle jusqu’à Chirac", M. Dumas fustige Nicolas Sarkozy qui, "en rejoignant l’Alliance atlantique, (…) a déclenché une mécanique meurtrière en Libye qui est en train de tourner à une veillée guerrière incompréhensible à l’encontre de la Syrie".

"Cette façon de prendre fait et cause pour cette croisade moderne est contraire aux intérêts de la France", poursuit l’ancien président du conseil constitutionnel et ex-ministre de François Mitterrand. "Je suis très étonné de voir un homme intelligent" comme Alain Juppé soutenir cette politique, "moins quand je regarde son caractère", explique M. Dumas. "C’est un bouledogue qui réfléchit trop, jusqu’à l’erreur", lâche-t-il à propos du maire de Bordeaux, assurant que la politique étrangère actuelle de la France risque de conduire "à l’embrasement" dans les pays arabes.

Interrogé sur le PS, Roland Dumas estime que "les socialistes produisent actuellement un bafouillis d’où rien n’émerge. Ce sont des bavards qui mettent tout sur le même plan". "Un grand vide a été laissé par" Dominique Strauss-Kahn qui, pourtant, "n’était pas l’homme qui convenait. Son étalage de richesse, ses relations, sa façon… DSK est un affairiste libéral", assure M. Dumas.

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