Covid: sans action du Congrès, les Américains subiront un retard, voire un arrêt de la vaccination (Biden)

Le président élu des Etats-Unis Joe Biden a averti mardi que si le Congrès ne parvenait pas rapidement à un accord financier pour lutter contre la pandémie, la campagne de vaccination contre le nouveau coronavirus risquait de ralentir, voire de s’arrêter.

“Sans action urgente de la part du Congrès ce mois-ci, (….) il y a une réelle possibilité qu’après une première campagne de vaccination, ces efforts ralentissent et s’arrêtent”, a déclaré le démocrate.

Joe Biden, 78 ans, présentait son futur ministre de la Santé Xavier Becerra et l’équipe qui sera chargée de lutter contre la pandémie lorsqu’il succèdera à Donald Trump le 20 janvier.

Le président élu a promis de suivre trois grands axes de lutte contre le Covid-19 à son arrivée à la Maison Blanche, déterminés en consultation avec le Dr. Anthony Fauci, qui sera son conseiller principal sur la crise sanitaire.

Dans les 100 premiers jours de son mandat, Joe Biden ordonnera le port du masque dans les lieux sur lesquels il a autorité — les bâtiments fédéraux, les trains, avions et bus assurant les transports entre Etats américains — tout en poussant les gouverneurs et maires à faire de même.

En 100 jours également, il a prévu l’injection de 100 millions de vaccins et promis “la campagne de vaccination la plus efficace de l’histoire américaine”.

L’équipe du président sortant Donald Trump a prévu d’avoir vacciné 100 millions de personnes d’ici mars 2021, soit 200 millions de doses.

Dans un troisième volet, Joe Biden a prévu de faire du retour des enfants à l’école une “priorité nationale”. Là aussi, l’aide financière du Congrès sera cruciale.

Malgré des mois de négociations, républicains et démocrates ne sont toujours pas parvenus à un accord sur un nouveau vaste plan de lutte contre la pandémie. Les chefs du Congrès espèrent voter des mesures d’ici la fin de la semaine prochaine.

S’il est confirmé par le Sénat, Xavier Becerra, 62 ans, aujourd’hui procureur général de Californie, deviendra le premier Hispanique à la tête du ministère de la Santé.

Elu pendant plus de deux décennies à la Chambre des représentants, il avait vigoureusement défendu la réforme de l’assurance santé de Barack Obama.

Il était sur scène avec Joe Biden à Wilmington, dans le Delaware, et d’autres membres de la future équipe santé.

Très populaire, Anthony Fauci est lui intervenu par visioconférence. Déjà membre de l’équipe en charge de la crise sanitaire sous l’administration Trump, il conservera son poste de directeur de l’Institut des maladies infectieuses.

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