Burundi: vers une investiture rapide du président élu après la mort de Nkurunziza

Le nouveau président burundais, Évariste Ndayishimiye, doit être investi le plus rapidement possible, après la mort soudaine de son prédécesseur Pierre Nkurunziza, a décidé vendredi la Cour constitutionnelle, pour éviter au pays toute instabilité.

La Cour a conclu dans son arrêt rendu immédiatement public que l’intérim prévu par la Constitution n’était “pas nécessaire” et qu’il fallait “procéder, le plus tôt possible, à la prestation de serment” du général Ndayishimiye.

Elu à la présidentielle du 20 mai, M. Ndayishimiye devait initialement prendre ses fonctions le 20 août, à la fin du mandat de M. Nkurunziza, décédé lundi à l’âge de 55 ans, officiellement d’un “arrêt cardiaque”.

Selon la Constitution de 2018, en cas de vacance de poste définitive de la présidence, l’intérim est censé être assuré par le président de l’Assemblée nationale, poste actuellement occupé par Pascal Nyabenda.

Mais la Cour a considéré que “l’objet de l’intérim disparaît par le fait juridique de l’existence d’un nouveau président élu”.

La mort inopinée de M. Nkurunziza, au pouvoir depuis 15 ans, a ouvert une période d’incertitude pour son pays, dont l’histoire est marquée par des crises politiques meurtrières et une longue guerre civile.

Le régime souhaitait donc accélérer la prise de fonctions de M. Ndayishimiye pour éviter toute turbulence. Acquise à sa cause, la Cour constitutionnelle l’a suivi sur ce point.

Le général Ndayishimiye, dauphin désigné de M. Nkurunziza par le parti au pouvoir, le CNDD-FDD, avait remporté la présidentielle avec 68,70% des voix.

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