“BAND OF GNAWA” a électrisé le festival Gnaoua lors de sa 20ème édition

“BAND OF GNAWA”, le groupe mythique né à Essaouira il y 10 ans et Initié par Loy Ehrlich, ex-directeur artistique du festival , a tenu son pari et électrisé le public. Accompagné des mâalems Said Boulhimas, le chanteur du groupe Akram Sedkaoui, Jean-Philippe Rykiel, Eric Lohrer et Cyril Atel et Tao Ehrlich, ont illuminé la scène de la place Moulay el Hassan et offert des moments uniques de partage et de communion avec des titres mythiques des amoureux de Mogador, les Beatles et Jimmy Hendrix. Interview:

Envoyée spéciale Ghizlaine Badri

Pourquoi avoir ressuscité « Band of Gnawa » juste à l’occasion du festival cette année ?

Tout d’abord c’est un projet qui colle parfaitement au festival Gnaoua. Nous sommes tous musiciens et nous avons une vie artistique indépendante. J’ai 40 ans d’expérience dans la musique, et je ne me vois pas aujourd’hui faire de longues tournées. J’aime bien l’esprit du concert éphémère, de se reformer spécialement pour le festival Gnaoua et de pouvoir s’imprégner de cette énergie particulière de cette ville qui nous attire encore et que l’on aime et à qui on veut rendre hommage. J’aime bien l’idée que la musique que nous faisons s’envole avec le vent de la ville d’Essouira.
Le groupe a été créé en 2007, mais J ai été directeur artistique du festival pendant 12 ans de 1998 jusqu’à 2009 et puis la ville d’Essouira est ma deuxième ville. J’y possède une maison, je suis un fils du pays puisque j’y retourne régulièrement. Je passe plus de temps au Maroc qu’en France.

Quelle regard portez-vous sur le festival de Gnaoua d’Essaouira ?

Tout d’abord c’est le festival des Gnaoua. Ce sont des rencontres et des fusions avec des artistes du monde entier. Essaouira ou Mogador, c’est une ville qui a un passé très fort et un présent puissant.Il y a un vent de liberté, un vent de créativité qui souffle sur cette ville. C’est ce qui caractérise ce rendez- vous musical qui est très important.

Vous avez été directeur du festival pendant plusieurs années. Comment a évolué la ligne artistique pendant toutes ces années et quel est votre regard sur le festival depuis votre départ ?

C’est incroyable l’ampleur pris par le festival et la capacité des Maalems marocains à protéger et conserver ce patrimoine oral depuis si longtemps. Le festival a évolué et pris une dimension assez vertigineuse. C’est l’une des raisons pour laquelle j’ai arrêté car je préfère les petites salles et les lieux plus intimistes.

Comment avez-vous vécu votre concert après des années d’absence et comment avez-vous préparé ce concert avec Maalem Said Boulham ?

Je me suis d’abord demandé ce que je faisais sur une aussi grande scène ( Ndlr). Il y avait une belle énergie et c’était très agréable. J’ai géré le festival pendant 12 ans en tant que directeur artistique. Par conséquent je savais comment aller s’emboiter les morceaux, les instruments et les enchaînements. Et puis il faut aussi laisser place à un peu d’improvisation car c’est tout le charme de ce festival qui est libérateur et fédérateur. C’est une fusion originale la fois Rock N’ Roll et gnaouie.
C’est mon histoire la musique Rock N’ Roll. Dans les années 1970. J’ai découvert Led Zeppelin, Jimmy Hendrix les Beatles au Maroc et en Inde. Nous n’avions pas connaissance de ces univers et c’était de belles rencontres. L’histoire de BAND OF GNAWA, c’est ma découverte de la musique de cette belle région du Maroc, et je voulais y ajouter cet univers Rock N’Roll. Les deux ont déjà coexisté. Il suffisait juste qu’ils se retrouvent.

Est-ce que vous revenez sur scène bientôt au Maroc ?

Probablement. Nous sommes en discussion avec les instituts français du Maroc pour préparer une tournée. Pour l’instant rien n’est encore finalisé. Mais c’est en cours.

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