Accord des 27: Merkel salue une “riposte européenne commune et solidaire”

Angela Merkel a estimé vendredi que l’accord trouvé par l’Eurogroupe constituait une “riposte commune et solidaire” face au nouveau coronavirus, au moment où l’Allemagne fait l’objet de vives critiques pour son refus de mutualisation des dettes.

Cet accord “constitue un élément important d’une riposte européenne commune et solidaire à la pandémie de coronavirus”, a indiqué sur Twitter sur porte-parole, Steffen Seibert.

“Il est désormais possible notamment à tous les Etats membres d’engager la lutte contre le chômage. Les programmes doivent être mis en œuvre au plus vite”, a-t-il ajouté.

“Nous ne pouvons surmonter cette crise qu’ensemble”, a-t-il précisé dans ce court message écrit en espagnol, français, anglais, italien et allemand, preuve que l’Allemagne cherche à envoyer à l’Europe des gages de bonnes intentions même si elle refuse toujours catégoriquement la mise en place d’un mécanisme de mutualisation des dettes.

L’Allemagne, comme les Pays-Bas notamment, refusent toujours de s’inscrire dans une démarche commune avec les Etats très endettés du Sud, qu’ils jugent laxistes dans leur gestion.

Après un premier échec mardi, puis des échanges tendus, les ministres européens des Finances ont affiché jeudi leur unité en parvenant à s’entendre, à l’arrachée, sur une réponse économique commune face au coronavirus.

Ce consensus constitue un soulagement pour les Européens, après des semaines d’atermoiements mettant en évidence une fracture béante entre les pays du Sud et ceux du Nord.

Cet accord inclue 500 milliards d’euros disponibles immédiatement et un fonds de relance à venir d’un montant équivalent.

Paris a salué un “excellent accord”, Berlin “un grand jour pour la solidarité européenne” et la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, “un accord novateur”.

Cependant, ils n’ont pas tranché la question brûlante de la mutualisation de la dette, les “coronabonds” destinés à soutenir l’économie à plus long terme, qui divise les pays du nord et du sud de l’UE.

Le texte final évoque en revanche un futur “fonds de relance” dont “les aspects juridiques et pratiques”, notamment le “financement”, devront encore être définis.

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