Forte émotion au Maroc après le crash de l’avion de Farid Berrada, Pdg de la société Colorado

Forte émotion au Maroc après le crash de l
Le PDG de la première société de peinture du Maroc est décédé samedi 5 janvier, dans un accident d’avion, près de Grenoble, avec toute sa famille. Farid Berrada avait si bien repris les rennes de la petite entreprise familiale qu’en 2011, Colorado SA, atteignait un chiffre d’affaires de 628 millions de dirhams. Une croissance qui avait bénéficié à toute sa famille. Cette année, il est parti, pour les fêtes de fin d’année avec son épouse Zineb Benhamida et leurs trois enfants, Ytto, Driss et Amine, pour Meribel, une station de Haute Savoie, en France, dans son propre avion de tourisme, pour les vacances de fin d’année.

Samedi, la famille devait rentrer au Maroc. Ils sont montés dans l’avion en fin de matinée, en direction de l’Espagne où le bi-moteur conduit par Farid Berrada devait faire escale. Le petit avion a disparu des écrans radars, quelques minutes après avoir décollé de l’aéroport de Grenoble-Isère. Il s’est immédiatement écrasé dans les collines de Saint-Pierre-de-Bressieux, avec toute la famille à son bord. Selon les informations obtenues par le quotidien régional français Le Progrès, des proches de la famille Berrada avaient décollé, du même aéroport, à bord d’un autre avion quelques minutes auparavant pour la même destination. Alertés, ils sont été déroutés sur l’aéroport d’Avignon.

Depuis, le consul général du Maroc à Lyon, Saad Bendourou s’est rendu sur les lieux pour accomplir les formalités d’identification des victimes et des modalités de rapatriement des dépouilles vers le Maroc, rapporte la radio marocaine Aswat. Selon le Progrès, le consul du Maroc à Paris se serait aussi rendu sur place. Une enquête de sécurité a été ouverte par le Bureau d’enquêtes et d’analyse (BEA) en collaboration avec le Bureau d’enquête et d’analyses d’accidents d’aviation civile marocain, pour déterminer les causes du drame. Trois éléments du BEA français sont déjà à pied d’œuvre.

Au Maroc, l’accident a fait le tour de la presse car Farid Berrada, 46 ans, n’était pas n’importe qui. Lorsque son père, Mohamed Berrada, par ailleurs journaliste et avocat réputé, achète, en 1970, la société qu’il gère pour le compte de Français, la société ne compte que peu d’employés pour un chiffre d’affaires en deçà de 10 millions de dirhams. Au début des années 1990, 20 ans plus tard, Colorado compte une trentaine d’employés pour un chiffre d’affaires de seulement 15 millions de dirhams.

A la même époque, le père cède les rennes de son entreprise à un management plus jeune, dont son fils Farid. Outillé d’une licence en sciences économiques de la Sorbonne et certificat supérieur en business management, à l’université de Los Angeles, Farid va développer la société et mettre en place, notamment, un laboratoire de recherche et développement au sein de Colorado. La croissance de la société de peinture le mène, en 2006 aux portes de la Bourse de Casablanca. Sa société devient leader marocain du secteur des peintures.

En 2010, suite au décès du père de Farid Berrada, resté actionnaire majoritaire, ses héritiers cèdent 42,5% du capital de la société cotée au profit de Colbert Finances, une holding dont ils sont les seuls associés. Farid Berrada en était également le président. Depuis samedi, la famille Berrada est endeuillée et deux sociétés marocaines sont momentanément orphelines. Sur internet, près de 18 000 personnes rendent également hommage à la famille décédée via une page Facebook.

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