Guinée-Bissau : référendum pour un régime présidentiel fort

Les électeurs bissau-guinéens se sont rendus aux urnes dimanche pour se prononcer sur un projet de Constitution qui remplacerait le système semi-parlementaire actuel par un régime présidentiel renforcé.

Un référendum organisé sous l’autorité militaire
Les électeurs de Guinée-Bissau ont voté dimanche 30 août sur un projet de nouvelle Constitution, organisé sous l’autorité du pouvoir militaire de transition. Le scrutin, qui s’est déroulé dans le calme mais avec une faible mobilisation dans plusieurs localités, invitait les citoyens à répondre par « oui » ou « non » à la question suivante : « Êtes-vous d’accord sur l’entrée en vigueur de la nouvelle Constitution approuvée par le Conseil national de transition ? »

Un basculement vers un régime présidentiel renforcé
Le texte soumis au vote, déjà adopté par un organe nommé par les militaires, prévoit une transformation profonde du fonctionnement des institutions. Il vise à remplacer le système semi-parlementaire en vigueur par un régime présidentiel donnant davantage de pouvoirs au chef de l’État.

Une faible affluence observée dans plusieurs villes
Dans plusieurs quartiers de Bissau, l’affluence est restée faible dimanche matin. La même situation a été observée à Bafata, dans l’est du pays. L’opposition, qui dénonce un processus verrouillé par la junte, a appelé à boycotter le scrutin.

Une transition ouverte par le coup d’État de novembre 2025
Ce référendum intervient neuf mois après le coup d’État du 26 novembre 2025, qui a renversé le président Umaro Sissoco Embaló alors que les résultats provisoires de la présidentielle et des législatives étaient attendus. Depuis cette date, le pays est dirigé par les militaires, avec à leur tête le général Horta N’Tam.

Une élection générale annoncée pour décembre
Le scrutin de dimanche s’inscrit dans une séquence plus large devant mener à un retour des civils aux affaires, avec une élection présidentielle et des législatives prévues le 6 décembre 2026. La CEDEAO, qui avait exigé un retour rapide à l’ordre constitutionnel après le putsch, a par ailleurs été accusée d’ingérence par une partie de l’opposition bissau-guinéenne au sujet de ce référendum.

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