Les forces américaines frappent des rampes de lancement iraniennes visant le détroit d’Ormuz

L’armée américaine a frappé dimanche deux rampes de lancement iraniennes sur l’île de Larak, dans le détroit d’Ormuz, provoquant une riposte iranienne visant des bases américaines en Jordanie.

Une frappe américaine sur l’île de Larak
Les forces américaines ont frappé dimanche deux rampes de lancement du Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) sur l’île de Larak, dans le détroit d’Ormuz. Le porte-parole du Commandement central américain (CENTCOM), Tim Hawkins, indique que des équipes du CGRI avaient été repérées en train de préparer le tir de roquettes chargées de mines marines en direction du détroit. Il s’agit de la première action militaire américaine dans la zone depuis un mois, mettant fin à une accalmie dans une guerre intermittente qui dure depuis plus de six mois.

Des pertes non précisées côté iranien
L’agence iranienne Fars, proche du CGRI, confirme que les frappes ont touché l’île de Larak. Le CGRI évoque, dans un communiqué relayé par la télévision d’État iranienne, « le martyre et la blessure de plusieurs combattants et compatriotes », sans fournir de bilan précis. Un porte-parole du CGRI affirme sur la chaîne publique IRIB : « Nous prendrons notre revanche » contre les États-Unis, ajoutant que l’organisation « punira les responsables ».

Une riposte iranienne visant des bases américaines en Jordanie
Le CGRI annonce avoir mené une attaque de missiles balistiques contre les bases américaines de King Hussein et d’Al Azraq, en Jordanie, en réponse à la frappe sur l’île de Larak. L’armée jordanienne indique de son côté avoir intercepté huit missiles ayant pénétré l’espace aérien du royaume à l’aube lundi, précisant que ses systèmes de défense antiaérienne ont neutralisé la menace.

Une trêve fragile autour du détroit d’Ormuz
Cette escalade intervient quelques jours après que le CENTCOM a annoncé, jeudi, avoir achevé le déminage des voies de navigation internationales du détroit d’Ormuz, une opération que le commandant du CENTCOM, l’amiral Brad Cooper, avait qualifiée de tournant décisif. Le président américain Donald Trump avait déclaré vendredi le détroit rouvert. Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, avait toutefois maintenu que Téhéran considérait le détroit comme fermé tant que les États-Unis n’auraient pas rempli leurs engagements au titre d’un précédent mémorandum d’entente, avertissant que l’Iran pourrait mener une action militaire préventive.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. J'accepte Lire la suite