Incendies en Gironde : Macron annonce qu’il faudra « replanter et rebâtir une forêt différente »
Emmanuel Macron s’est rendu lundi après-midi en Gironde pour annoncer un vaste programme de reconstruction, alors qu’une reprise de feu était signalée près du Cap Ferret et que le bilan s’alourdissait au Porge.
La visite de Macron sur le terrain
Le président Emmanuel Macron, accompagné du ministre de l’Intérieur Laurent Nunez, s’est rendu lundi après-midi au centre opérationnel départemental d’incendie et de secours (Codis) de Bordeaux, où il a remercié les sapeurs-pompiers et les équipes mobilisées contre les incendies en Gironde. Il a averti que « les semaines à venir seront dures et on doit tenir », annonçant qu’il faudra « replanter et rebâtir une forêt différente » dans les zones ravagées par les flammes. Il a assuré que « la Nation sera aux côtés des territoires » dans cet effort de reconstruction.
Un feu stabilisé mais toujours actif
Selon le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez, le feu qui ravage la Gironde est « stabilisé » mais « pas fixé », après avoir parcouru plus de 42 000 hectares depuis son déclenchement à Saumos le 22 juillet. L’incendie n’a pas progressé durant la nuit de dimanche à lundi, mais des fumées restaient visibles sur l’agglomération bordelaise.
Une reprise de feu près du Cap Ferret
En début d’après-midi, une reprise de feu a été identifiée à Claouey, au nord de la presqu’île de Lège-Cap-Ferret. Selon le commandant Matthieu Jomain, du Service départemental d’incendie et de secours de la Gironde (Sdis 33), les pompiers ont recensé « beaucoup de points chauds » sur la zone déjà parcourue par l’incendie. Des moyens aériens ont été engagés sur ce secteur, dont deux hélicoptères Black Hawk tchèques, trois hélicoptères bombardiers d’eau et un avion Air Tractor. En fin d’après-midi, des fumées regagnant en intensité étaient également constatées de l’autre côté du Bassin d’Arcachon, entre Arès et Lège-Cap-Ferret.
Le Porge, commune la plus touchée
La préfète de la Gironde, Sophie Brocas, s’est rendue au Porge, où 183 maisons ont été détruites par le mégafeu, sur les quelque 3 700 habitants que compte la commune à l’année. Certains sinistrés sur place ont estimé avoir été abandonnés. Face à ces critiques, la préfète a déclaré que « le temps de la polémique n’est pas arrivé ».
Des mesures pour les sinistrés
Le ministre de l’Économie a annoncé que le délai de déclaration de sinistre auprès des assurances était prolongé jusqu’au 31 août, contre cinq jours habituellement, pour les personnes touchées en Gironde et dans les Landes. Un comparateur d’assurances évalue que les assureurs devront indemniser des dégâts atteignant plusieurs centaines de milliers d’euros, sans chiffrage officiel global à ce stade.
