Conflit entre le Pakistan et l’Afghanistan: la présidente du CICR appelle à la désescalade
Cette réaction intervient après que le ministre pakistanais de la Défense, Khawaja Asif, a annoncé une « guerre ouverte » entre les deux pays voisins, au lendemain de frappes attribuées au Pakistan sur la capitale afghane Kaboul ainsi que sur Kandahar. Ces bombardements faisaient suite à une attaque menée par des forces afghanes contre des soldats pakistanais dans la nuit de jeudi à vendredi, selon Islamabad.
« Les civils, les blessés et toutes les personnes ne participant pas – ou plus – aux combats doivent être protégés, et l’aide humanitaire doit parvenir à tous ceux qui sont touchés », a déclaré Mme Spoljaric, rappelant que le fonctionnement des hôpitaux et l’accès aux services essentiels constituent des obligations au regard du droit international humanitaire.
Le CICR a indiqué préparer, avec le Croissant-Rouge afghan et le Croissant-Rouge pakistanais, et en coordination avec les autorités des deux pays, une réponse opérationnelle de part et d’autre de la frontière, avec pour priorité le soutien aux structures de santé prenant en charge les blessés.
Les relations entre Islamabad et Kaboul se sont fortement dégradées ces derniers mois, notamment après des affrontements meurtriers en octobre ayant fait plus de 70 victimes au total.
Le Pakistan accuse les autorités talibanes afghanes de ne pas agir contre des groupes militants responsables d’attaques sur son territoire, une accusation que le gouvernement taliban rejette.
Plusieurs tentatives de médiation ont été engagées. Le Qatar et la Turquie avaient obtenu un premier cessez-le-feu en octobre, tandis que l’Arabie saoudite a facilité ce mois-ci la libération de trois soldats pakistanais capturés.
La présidente du CICR a toutefois souligné qu’aucune réponse humanitaire ne saurait se substituer à une volonté politique de respecter les règles de la guerre et de privilégier la désescalade.
