« Le gouvernement cubain parle avec nous, et ils ont de très gros problèmes, comme vous le savez. Ils n’ont pas d’argent, ils n’ont rien en ce moment, mais ils parlent avec nous et peut-être que l’on verra une prise de contrôle pacifique de Cuba », a déclaré le président américain à la presse au moment de quitter la Maison Blanche pour un déplacement au Texas.
Le Secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, a déclaré mercredi que Cuba devait « changer radicalement », peu après que les Etats-Unis avaient infléchi, à des fins humanitaires, leurs restrictions à l’exportation de pétrole vers l’île, où sévit une grave crise économique.
Les Etats-Unis ont imposé en janvier un blocus énergétique à Cuba, invoquant la « menace exceptionnelle » que ferait peser sur la sécurité nationale américaine cette île située à seulement 150 km des côtes de la Floride.
Mercredi, le gouvernement américain a infléchi cette politique, faisant savoir que du pétrole d’origine vénézuélienne pourrait être revendu et acheminé au secteur privé à Cuba, à condition que les transactions ne profitent pas au régime de La Havane.
Le coordinateur de l’ONU à Cuba, Francisco Pichon, a alerté jeudi sur la crise humanitaire qui « s’aggrave de jour en jour » en raison des restrictions à l’exportation de pétrole vers l’île, qui affectent des secteurs vitaux du pays.
Il a également insisté sur les problèmes d’accès à l’eau dans l’île de 9,6 millions d’habitants où « 10% de la population est livrée en eau par des camions citernes » et où 84% des systèmes de pompage de l’eau ont besoin d’électricité.
La sécurité alimentaire se détériore également, la totalité de la chaîne d’approvisionnement est perturbée, selon le coordinateur onusien.
