Syrie : le projet de résolution vise à “mettre fin à l’effusion de sang” (Loulichki)

Le nouveau projet de résolution sur la Syrie, présenté vendredi après-midi par le Maroc au Conseil de sécurité de l’ONU, vise à "mettre fin à l’effusion de sang et à la violence dans ce pays frère", a déclaré à la presse à New York, l’ambassadeur du Maroc à l’ONU, Mohamed Loulichki.

"La finalité de ce projet est de mettre fin à l’effusion du sang et à la violence quelque soit sa source et à promouvoir une solution politique basée sur le dialogue", a souligné l’ambassadeur à la presse, à l’issue de consultations entre les Etats membres qui ont duré deux heures.

Ce projet de résolution présenté conjointement avec "sept délégations du Conseil de sécurité de l’ONU ( France, Grande-Bretagne, Etats-Unis, Portugal, Allemagne, Colombie et Togo) et appuyé par six pays arabes (Emirats Arabes Unies, Arabie Saoudite, Qatar, Koweït, Bahreïn, Jordanie et Libye) "a veillé à intégrer toutes les dispositions prises par la Ligue arabe, le 22 janvier dernier au Caire, ainsi que leurs agencements", a-t-il dit.

Il s’est agi d’incorporer, a-t-il expliqué, aussi bien les principes de base et le référentiel de ce plan (non recours à la force, respect de la souveraineté et de l’intégralité territoriale de la Syrie, respect des droits de l’Homme), que la promotion d’un dialogue politique entre le gouvernement et l’opposition.

L’objectif étant, a-t-il poursuivi, de parvenir à une "solution pacifique à la situation en Syrie" en tenant compte des "intérêts du peuple syrien frère et en essayant de promouvoir le dialogue entre le gouvernement et l’opposition pour parvenir à cette solution".

En saluant la "disponibilité exprimée par l’ensemble des membre du Conseil à s’engager dans la négociation" de ce texte, M. Loulichki a exprimé le souhaite de voir l’Organe exécutif "se prononcer d’une seule voix pour favoriser un règlement pacifique concerté et rapide de la situation en Syrie".

Le nouveau projet "n’a pas l’ambition de régler tous les problèmes et de répondre à toutes les attentes des délégations", a-t-il fait remarquer, avant d’ajouter qu’il y a des "dispositions sur lesquelles, il n’y a pas un accord de tous les membres et qui feront l’objet d’intenses consultations pour parvenir à un consensus entre tous les membres du conseil".

Pour l’ambassadeur de France, Gérard Araud, le plan de la Ligue arabe est la seule voix qui nous est offerte afin d’éviter le pire, formant le voeu de voir "les autorités syriennes entendent la voix de la Ligue Arabe".

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