Syrie: la Turquie veut prendre la relève à Minbej “sans perdre de temps” (Erdogan à Trump)

La Turquie est prête à prendre la relève “sans perdre de temps” pour assurer la “sécurité” de la ville de Minbej, dans le nord de la Syrie, a déclaré le président Recep Tayyip Erdogan lors d’un entretien téléphonique avec Donald Trump.

Lors de cette conversation téléphonique, la deuxième entre les deux dirigeants en moins d’une semaine, M. Erdogan "a indiqué que la Turquie était prête à assurer, sans perdre de temps, la sécurité dans la région de Minbej", a rapporté l’agence de presse étatique Anadolu.

La ville de Minbej, contrôlée par des combattants kurdes appuyés par des militaires américains, a été secouée mercredi par un attentat revendiqué par le groupe Etat islamique (EI) qui a fait 19 morts, dont quatre Américains.

D’après Anadolu, M. Erdogan a déclaré à M. Trump que cette attaque était une "provocation" visant à influer sur la décision de retirer les troupes américaines de Syrie prise le mois dernier par le président des Etats-Unis.

Minbej est depuis plusieurs mois dans le collimateur de la Turquie qui menace de lancer une offensive pour en déloger la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG).

Les YPG sont soutenues par les Etats-Unis contre les jihadistes de l’EI.

Mais Ankara considère ce groupe comme une "organisation terroriste" et redoute de voir s’installer, le long de sa frontière, un embryon d’Etat kurde susceptible de renforcer les velléités séparatistes sur le sol turc.

Afin de réduire les tensions, la Turquie et les Etats-Unis se sont mis d’accord, en mai dernier, sur une feuille de route prévoyant notamment le retrait des YPG de Minbej et la mise en place de patrouilles conjointes américano-turques, qui ont démarré en novembre.

Les deux pays alliés au sein de l’Otan s’efforcent par ailleurs de trouver un accord sur la mise en place d’une "zone de sécurité" visant à séparer les territoires tenus par les YPG de la frontière turque.

Lors de leur entretien dimanche, MM. Erdogan et Trump se sont mis d’accord pour accélérer les discussions en cours entre les généraux des deux pays concernant ce projet de "zone de sécurité", a rapporté Anadolu.

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