Conférence de Munich sur la sécurité 2026 : le chancelier allemand plaide pour un “nouveau départ” avec les États-Unis
“Si notre partenariat doit avoir un avenir, nous devons le refonder dans un double sens”, a déclaré M. Merz, ajoutant que cette refondation devait être “concrète” et conduire, “des deux côtés de l’Atlantique”, à la conclusion que “ensemble, nous sommes plus forts”.
Évoquant l’autonomie militaire européenne, M. Merz, dont les propos ont été largement rapportés par la presse allemande, s’est dit favorable à un renforcement de la coopération européenne en matière de dissuasion nucléaire au sein de l’OTAN, précisant avoir engagé de premiers échanges à ce sujet avec le président français Emmanuel Macron.
Il a souligné, lors du MSC qui se tient dans la capitale bavaroise du 13 au 15 février en présence de près de 60 chefs d’État et de gouvernement, que cette réorientation vise à permettre à l’Europe de garantir sa sécurité avec davantage de capacités propres et à consolider le partenariat transatlantique.
M. Merz a également relevé des différences d’approche avec l’administration américaine actuelle sur certaines questions internationales, notamment en matière de politique commerciale, de climat et de coopération multilatérale, réaffirmant l’attachement de l’Allemagne au libre-échange, aux accords climatiques et à l’Organisation mondiale de la santé.
Peu après son intervention, M. Merz a rencontré le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, attendu samedi pour un discours à la Conférence. Avant son départ, M. Rubio a affirmé que “l’Europe est importante” pour les États-Unis, soulignant que l’avenir des deux parties reste lié, tout en appelant à discuter de la forme que prendra cette relation dans une nouvelle ère géopolitique.

