Réfugiés : Hollande prône une relation “franche et efficace” avec la Turquie

Le président français François Hollande a estimé lundi à Bruxelles que l’Europe devait avoir “une relation directe, franche et efficace” avec la Turquie, dans la gestion de la crise des réfugiés.

En échange de l’aide de trois milliards d’euros qui lui a été allouée par l’Union européenne, la Turquie doit "prendre des engagements par rapport à la lutte contre les passeurs" et procéder à des réadmissions d’"un certain nombre de migrants qui sont partis de Turquie" vers l’Europe, a déclaré M. Hollande à son arrivée à un sommet extraordinaire UE-Turquie.

"Il doit y avoir aussi une sécurité sur la frontière entre la Turquie et la Grèce en mer Egée" et puis "il y a aussi l’aide qu’il faut prodiguer à la Grèce" car c’est elle "qui aujourd’hui est notre frontière extérieure et accueille les réfugiés", a-t-il ajouté.

"Le plan est simple à annoncer, difficile à mettre en oeuvre : c’est sécurité des frontières extérieures, coopération avec la Turquie et solidarité avec la Grèce, et c’est ce que la France va défendre comme position", a résumé le chef de l’Etat français.

Interrogé par aileurs sur la mise sous tutelle du quotidien turc à gros tirage Zaman, très critique envers le président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan, M. Hollande a averti que "la coopération avec la Turquie ne veut pas dire qu’on accepte tout" de ce pays.

"Nous devons être d’une extrême vigilance (…) par rapport à certaines mesures qui ont été prises. La presse doit être libre partout et notamment en Turquie", a-t-il plaidé.

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