Mehdi Qotbi plaide pour le dialogue par la culture pour construire des passerelles entre les peuples (Le Point)

Dans un long entretien au magazine français Le Point, le président de la Fondation des musées du Maroc (FNM), Mehdi Qotbi, plaide pour le dialogue par l’art et la culture pour construire des ponts et des passerelles entre les peuples.

“Nous pouvons toujours construire des ponts et nous comprendre par la culture”, fait valoir l’artiste-peintre Mehdi Qotbi, rendant hommage au roi  Mohammed VI, “un visionnaire qui a compris que la culture est un élément essentiel pour que les peuples, les religions, les cultures puissent se rencontrer, dialoguer, avancer dans la compréhension des uns et des autres “.

“Panafricaniste dans l’âme”, Mehdi Qotbi, qui cultive aussi une sensibilité méditerranéenne qui le relie à l’Europe des Lumières dans ses déclinaisons les plus éclatantes, a fait de l’ouverture et du brassage son arme pour poser les passerelles et établir des ponts dans tous les domaines.

“J’ai toujours voulu qu’à travers nos différences, il y ait un dialogue par l’Art et la Culture. Nous pouvons toujours construire des ponts et des passerelles et nous comprendre”, déclare au Point Mehdi Qotbi.

Le président de la FNM a tenu à rendre hommage au souverain,  “un visionnaire qui a compris que la culture est un élément essentiel pour que les peuples, les religions, les cultures puissent se rencontrer, dialoguer, avancer dans la compréhension des uns et des autres”.

“Nous avons cette chance au Maroc, pour l’Afrique et même le monde, d’avoir un souverain visionnaire comme SM le Roi Mohammed VI qui a décidé de créer une institution totalement autonome (FNM) pour pouvoir gérer les musées, démocratiser la culture et la rendre accessible à tous les Marocains quel que soit leur niveau social pour leur permettre de connaître la richesse, la diversité de leur patrimoine historique et ancestral”, poursuit M. Qotbi.

Sur les projets futurs de la FNM, Mehdi Qotbi a fait état de la création du “Musée du continent africain”, qui sera érigé sur un espace de 12.000 m2 au cœur de Rabat, à côté du musée Mohammed VI. Un tunnel sera mis en place pour relier les deux musées et sera lui-même exploité pour faire des expositions, soulignant que ce musée va mettre en évidence l’apport de notre continent au monde, à l’Europe, à l’Amérique aussi.

Dans ce long entretien, Mehdi Qotbi est revenu aussi sur les dix années de la création de la FNM, se félicitant des expositions accueillies par cette institution. “Qui aurait pu, même dans les rêves les plus fous, savoir que Picasso, Goya, Van Gogh, Renoir, Monet, Miro, Dali, Giacometti et bien d’autres ont fait le voyage du Maroc pour se retrouver à la portée de chaque Marocain, de chaque Africain présent au Maroc et intéressé par leur art”, s’est-il félicité.

Et si le Maroc a réussi à faire venir de telles figures illustres sur le continent africain où en général on ne les voit pas, c’est parce que, explique M. Qotbi,  Il existe des musées qui répondent aux normes internationales muséologiques, aux normes de préservation et de protection des œuvres.

“Dans chaque musée, il y a des normes auxquelles il faut répondre car une œuvre ne doit pas être mise dans certaines conditions de chaleur ou d’humidité. Le Maroc est aujourd’hui le seul pays sur le continent à répondre à ces normes”, a souligné le président de la FNM.

“La deuxième chose est qu’il faut être sûr que le pays où se passe l’exposition a des institutions qui peuvent assurer la préservation des œuvres. Donc, il est important que le pays soit sécurisé, ce qui est le cas pour le Maroc. Il faut donc inspirer confiance aux institutions prêteuses”, a-t-il ajouté, rendant hommage à l’équipe de la FNM et du musée Mohammed VI de Rabat.

“Nous allons partager notre expérience sur la préservation des œuvres, sur leur restauration, la scénographie, etc. Nous avons tout cela aujourd’hui et nous nous imposons de le partager avec d’autres pays africains”, a souligné M. Qotbi.

Selon lui, cette formation partagée avec le reste de l’Afrique, financée par la France et qui passe par le Maroc “nous permet de dire qu’il est légitime aujourd’hui que la porte de l’Afrique et de son développement soit le Maroc. Pour y entrer mais aussi pour en sortir”.

 

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