Maroc : intervention d’urgence pour sécuriser un pétrolier appartenant à la flotte fantôme russe

Le Maroc est intervenu en urgence dans le détroit de Gibraltar pour sécuriser le pétrolier Chariot Tide, à l’arrêt suite à une panne de propulsion et soupçonné d’appartenir à la « flotte fantôme » russe contournant les sanctions pétrolières.

Le navire battant pavillon mozambicain transportait plus de 52 000 tonnes de produits pétroliers. Classé en dérive dans l’un des couloirs maritimes les plus fréquentés au monde, il représentait un danger majeur de collision ou d’échouement, avec des conséquences environnementales et économiques désastreuses.

Les autorités marocaines ont envoyé le remorqueur VB Spartel pour reprendre le contrôle du navire et l’empêcher de dériver davantage. L’Espagne a mis un navire de sauvetage en soutien, sans intervention directe. Le pétrolier est actuellement arrêté au niveau de la mer d’Alboran, avec un éventuel remorquage vers Tanger Med ou une zone d’attente hors des voies de navigation proposés.

Cet événement souligne l’importance croissante du Maroc dans la sécurisation du détroit de Gibraltar, passage stratégique entre l’Atlantique et la Méditerranée et où transite une grande partie du trafic pétrolier mondial. Il met également en lumière les enjeux de la « shadow fleet » russe : ces navires battant pavillons de complaisance afin d’éviter les sanctions occidentales.

Géopolitiquement, l’action marocaine consolide le rôle de Rabat en tant que garant de la stabilité maritime régionale et souligne les tensions persistantes concernant les sanctions contre la Russie et les flux énergétiques alternatifs depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022.

 

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