Le porte-parole du gouvernement taliban, Zabihullah Mujahid, a indiqué sur le réseau social X que les frappes pakistanaises avaient visé Kaboul, Kandahar ainsi que les régions frontalières de Paktia, Paktika et d’autres zones.
À Kaboul, le bombardement a touché des habitations civiles dans le quartier de Guzar, dans le 21e district, à l’est de la ville, selon le porte-parole de la police de la capitale, Khalid Zadran.
Pour sa part, le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères, Tahir Hussain Andrabi, a affirmé jeudi qu’Islamabad « s’assure par principe qu’aucun civil ne soit blessé » dans ses opérations.
Les tensions entre les deux pays voisins ont fortement dégénéré le 26 février, lorsque l’Afghanistan a lancé une offensive frontalière en réponse à des frappes aériennes pakistanaises ciblant, selon Islamabad, des combattants talibans pakistanais (TTP).
Le Pakistan avait alors déclaré la « guerre ouverte » aux autorités talibanes, bombardant Kaboul et Kandahar. Depuis, des affrontements se multiplient dans les zones frontalières.
Islamabad accuse depuis des mois Kaboul d’héberger les TTP, responsables de nombreuses attaques meurtrières au Pakistan, ainsi que des membres du groupe État islamique au Khorasan (EI-K), accusations que les autorités afghanes rejettent.
Selon un bilan de la mission des Nations unies en Afghanistan (UNAMA) arrêté au 5 mars, 56 civils afghans ont été tués depuis l’intensification des combats le 26 février. Au moins 115.000 personnes ont par ailleurs été déplacées à l’intérieur du pays, d’après le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (UNHCR).
