Le régime syrien “se rapproche de l’effondrement”, selon Rasmussen (Otan)

Le régime syrien "se rapproche de l’effondrement", qui "n’est qu’une question de temps", a déclaré jeudi le secrétaire général de l’Otan, Anders Fogh Rasmussen.

"Je pense que le régime de Damas se rapproche de l’effondrement, je pense que ce n’est qu’une question de temps. J’exhorte le régime à mettre fin aux violences, à réaliser quelle est la situation aujourd’hui et à engager un processus pour satisfaire les demandes légitimes du peuple syrien", a déclaré M. Rasmussen au cours d’un point de presse.

Il a par ailleurs "condamné avec force" le tir de "plusieurs missiles à courte portée" en Syrie "plus tô t dans la semaine". "L’utilisation de tels armements aveugles démontre le peu de cas que fait le régime de la vie des Syriens", a-t-il ajouté.

"Les missiles ont été tirés à l’intérieur de la Syrie et ont frappé le territoire. Aucun pays voisin n’a ainsi été touché", a précisé M. Rasmussen après s’être entretenu au siège de l’Otan avec le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte.

"Nous ne pouvons confirmer les détails techniques des missiles, mais des indications font état de missiles de type Scud", a ajouté le secrétaire général.

M. Rutte a confirmé que son pays allait déployer "dès que possible" deux batteries de missiles de défense Patriot en Turquie afin de protéger ce pays, membre de l’Otan, d’éventuelles attaques en provenance de Syrie.

"Nous prévoyons qu’ils seront opérationnels à la fin janvier (…) Leur localisation sera décidée avec nos alliés", a indiqué M. Rutte.

L’Allemagne et les Etats-Unis ont également donné leur accord pour déployer des batteries de Patriot au cours du premier trimestre 2013.

M. Rasmussen a salué la décision des Pays-Bas, qui "est un signal fort de la solidarité alliée", et a rappelé que ce déploiement était "purement défensif".

Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhaïl Bogdanov, avait estimé plus tô t dans la journée jeudi que le régime syrien perdait "de plus en plus" le contrô le du pays et qu’une victoire de l’opposition dans ce conflit n’était pas à exclure.

C’est la première fois qu’un haut responsable russe reconnaît de manière aussi explicite une possible victoire des opposants au régime de Bachar al-Assad, dont Moscou est l’un des derniers soutiens.

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