Le Rafale, fleuron de l’aéronautique française qui confirme son succès à l’export

L’avion de combat français Rafale, fleuron de l’aéronautique de défense française, a connu un succès commercial tardif mais réel, matérialisé lundi avec la commande par la Grèce de 18 appareils.

Né de la volonté de trouver un remplaçant aux Mirage 2000 français et aux Tornado britanniques, italiens et allemands, le démonstrateur Rafale A a accompli son premier vol le 4 juillet 1986 à Istres (Bouches-du-Rhône).

Il est utilisé par la marine française depuis 2004 et l’armée de l’Air depuis 2006 et a remplacé sept types d’avions de combat de générations précédentes. Mais il a longtemps eu du mal à s’exporter.

“On a le meilleur avion du monde, le Rafale, et on a un bon système d’armes, on a des discussions en cours, ça va venir”, assurait en 2011 Serge Dassault, l’ancien PDG du constructeur Dassault Aviation décédé en mai 2018.

L’avion de chasse trouve pour la première fois preneur à l’exportation en 2015 en Egypte puis au Qatar, qui en avaient commandé 24 chacun. Doha a levé une option en décembre 2017 pour 12 Rafale supplémentaires, portant à 36 son nombre d’appareils.

En 2016, l’Inde en a commandé 36 exemplaires qui ont commencé à être livrés en 2020.

Avec la commande grecque, la première d’un pays européen hormis la France, 114 Rafale ont donc été vendus à l’export. Et les prochains mois pourraient être fastes, espère Paris: le Rafale est en compétition en Suisse (36 à 40 avions), en Finlande (jusqu’à 64 appareils), en Croatie (12) et un projet de vente de 36 autres à l’Indonésie est “très bien avancée” selon la ministre des Armées Florence Parly.

Dassault Aviation espère remporter des appels d’offres indiens pour 110 Rafale pour l’Indian Air Force et 57 pour la Marine. Un précédent appel d’offres avait été interrompu et transformé en un accord en direct avec Paris en 2016 pour fournir 36 Rafale.

 

– Promotion internationale –

 

Capable de mener différentes missions au cours d’un même vol, le Rafale est qualifié pour des opérations de défense aérienne, de bombardement stratégique et d’appui au sol, de lutte antinavires et de reconnaissance aérienne.

Il est également le vecteur de la dissuasion nucléaire aéroportée française.

Son utilisation au combat à partir de 2007 en Afghanistan, puis en Libye en 2011, au Sahel depuis 2013 et au Levant a concouru à sa promotion internationale.

L’appareil de 10 tonnes est le seul à pouvoir emporter 1,5 fois son poids en armements et carburant.

Sur le plan de l’armement, il dispose d’un système polyvalent: canon de 30 mm pour le combat aérien et l’appui au sol, missiles air-air, bombes guidées laser et missiles de croisière.

Considéré comme “discret” avec une faible signature radar grâce aux matériaux composites, il peut voler à Mach 1,8 (2.200 km/h) et décoller sur 400 mètres, avec un rayon d’action à haute altitude de 1.850 km.

Construit en collaboration par Dassault Aviation, qui supervise 60% de la valeur de l’avion, l’électronicien Thales (22%) et le motoriste Safran (18%) qui fournit le moteur M-88, le Rafale est destiné à être l’avion de combat français jusqu’en 2040.

Dassaut Aviation développe actuellement le futur standard F4 du Rafale, un programme de près de deux milliards d’euros livrable en 2024 et présenté comme un “saut technologique, industriel et stratégique”.

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