La ville brésilienne de Campo Grande s’anime avant la COP15 sur la biodiversité migratoire
La ville brésilienne de Campo Grande, située aux portes du Pantanal, se prépare à accueillir du 23 au 29 mars la 15e Conférence des Parties à la Convention sur la conservation des espèces migratrices (COP15), avec l’arrivée de délégations étrangères pour cette rencontre internationale consacrée à la biodiversité.
Le Maroc y participe à travers une délégation de l’Agence nationale des eaux et forêts, illustrant son engagement en faveur de la préservation de la biodiversité et du renforcement de la coopération internationale pour la conservation des espèces menacées, notamment l’initiative de la mégafaune sahélo-saharienne, la stratégie nationale des rapaces et le développement du réseau des aires protégées.
Organisée sous l’égide des Nations unies, la Convention sur les espèces migratrices compte actuellement 133 États signataires et couvre 1.189 espèces, dont 962 oiseaux, 94 mammifères terrestres, 64 mammifères aquatiques, 58 poissons, 10 reptiles et un insecte.
Placée sous le thème « Connecter la nature pour préserver la vie », cette édition mettra l’accent sur la connectivité écologique et la protection des espèces migratrices tout au long de leurs parcours, souvent transfrontaliers, qu’ils soient terrestres, maritimes ou aériens.
Le choix de Campo Grande, aux portes du Pantanal – l’une des plus vastes zones humides au monde et un corridor majeur pour la faune migratrice – illustre l’importance stratégique de la connectivité écologique dans les politiques de conservation.
Instance décisionnelle majeure de cet accord international créé en 1979, la COP se réunit tous les trois ans pour examiner les mesures de protection des espèces menacées, actualiser les listes de conservation et renforcer les mécanismes de coopération entre États.
Cette édition devrait notamment examiner des propositions d’inscription de nouvelles espèces aux annexes de la Convention, ainsi que des initiatives visant à limiter l’impact des activités humaines et des infrastructures sur les routes migratoires.
La COP15 intervient dans un contexte de pressions croissantes sur la biodiversité mondiale, liées notamment au changement climatique, à la dégradation des habitats naturels et à l’intensification des activités humaines, soulignant l’urgence d’une action concertée à l’échelle internationale.
