La COP22 de Marrakech a posé les bases de “l’assurance vie” de l’Accord de Paris sur le climat (Ségolène Royale)

La 22ème Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22) qui se tient actuellement à Marrakech “a posé les bases de l’assurance vie” de l’Accord de Paris sur le climat, a affirmé jeudi la ministre française de l’Environnement, de l’énergie et de la mer, chargée des Relations internationales sur le climat, Mme Ségolène Royal.

A la veille de la clôture de ce conclave mondial qui doit opérationnaliser l’Accord de Paris, entré en vigueur le 4 novembre, Mme Royal qui assurait la présidence de la COP21, s’est félicitée, dans une conférence de presse, des "avancées" réalisées jusqu’ici dans les échanges, affirmant que cette conférence "a été beaucoup plus que la COP de l’action : la COP de la confiance et de la détermination".

Pour Mme Royal, le fait que l’accord de Paris ait été ratifié à ce jour par 111 Etats constitue "un bouclier de protection de l’accord que certains voudraient remettre en cause", en référence aux craintes du retrait des Etats Unis de l’accord suscitées suite à l’élection de Donald Trump.

"C’est un grand acquis de l’accord de Paris car on a vu non seulement que les ratifications continuaient, mais surtout que les forces vives dans chacun des pays se sont rassemblées pour restructurer et accélérer leurs initiatives que ce soit les villes, les entreprises, les fonds d’investissement, les territoires, les ONG", a-t-elle expliqué à la presse.

"L’Accord de Paris doit se concrétiser rapidement", a encore soutenu la ministre française, convaincue que l’élan de Paris "ne peut pas être brisé par les actions engagées car l’action des Etats s’est renforcée", d’autant plus que les villes et les Territoires à énergie positive pour la croissance verte ont un rôle à jouer dans la transition énergétique et l’action climatique.

Aussi faut-il continuer à se pencher, selon elle, sur les priorités qui sont l’accélération de la précision des règles de l’application de l’accord de Paris, l’augmentation de l’ambition en matière de lutte contre les changements climatiques, en particulier de la part des pays européens qui "doivent donner l’exemple" en matière de réduction des émissions à effet de serre, en plus du respect des engagements financiers envers les pays les plus vulnérables, en particulier les pays africains, pour faire face au réchauffement climatique.

A cet égard, Mme Royal s’est réjouie que la COP22 a été aussi "une COP africaine" avec la montée en puissance des projets en Afrique qui constitue "le point fort" de cette COP (Initiative africaine pour les énergies renouvelables, alliance solaire internationale, alliance mondiale pour la géothermie) confortée par l’organisation du Sommet africain de l’action à l’initiative du Roi Mohammed VI.

La COP22, dont les travaux prendront fin vendredi, doit opérationnaliser l’Accord de Paris sur le climat, entré en vigueur le 4 novembre, et accélérer l’action avant 2020 pour réduire l’impact des changements climatiques, tout en respectant les droits humains énoncés dans l’accord.

Cette Conférence est également une opportunité pour examiner plusieurs thématiques relatives, notamment à l’agriculture, la sécurité alimentaire, l’énergie, aux forêts, à l’industrie, au transport et à l’eau.

Cet événement planétaire se déroule dans le village Bab Ighli, qui s’étend sur une superficie de près de 300.000 m² et connaît la participation de 20.000 délégués de 197 Etats parties.

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