La conférence internationale de Paris sur l’Irak s’engage à fournir une « aide militaire appropriéé »

La conférence internationale de Paris sur l’Irak s’est engagée lundi à fournir une “aide militaire appropriée” à Badgad pour lutter contre Daech (Etat islamique), selon le communiqué final de la réunion.

Une trentaine de pays, dont les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’Onu, ont débattu au cours de cette conférence des aspects sécuritaires, humanitaires et politiques de la réponse à apporter au défi posé par l’organisation terroriste.

"Les participants ont souligné la nécessité de mettre un terme à la présence de Daech dans les régions où il a pris position en Irak", ont-ils déclaré, indiquant que "Les participants à la conférence de Paris ont affirmé que Daesh « constitue une menace pour l’ensemble de la communauté internationale".

"Dans cet objectif, ils se sont engagés à soutenir par les moyens nécessaires le nouveau gouvernement irakien dans sa lutte contre Daech, y compris par une aide militaire appropriée, correspondant aux besoins exprimés par les autorités irakiennes et dans le respect du droit internationale et de la sécurité des populations civiles."

Ce soutien sera apporté "dans le respect du droit international et de la sécurité des populations civiles", souligne le communiqué final.

"C’était à la fois une réunion de gravité et une réunion d’espoir", a déclaré à la presse e chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, en se félicitant de la présence de "30 pays, qui sont parmi les plus puissants du monde et qui sont dans des situations géographiques, idéologiques diverses, mais qui tous disent +nous avons décidé de lutter contre Daech+".

"Beaucoup ont insisté ce matin sur la nécessité de tarir le financent de ce groupe terroriste et une conférence sera prochainement organisée à l’initiative de nos amis de Bahrein en ce sens", a-t-il dit.

En ouvrant dans la matinée la réunion, les présidents français François Hollande et irakien Fouad Massoum avaient lancé un appel pressant à l’engagement international contre les jihadistes de l’EI, une demande que l’Iran – pays voisin absent de la conférence – a toutefois d’emblée rejetée.

Les Etats-Unis mènent depuis le 8 août des frappes aériennes contre l’EI dans le nord de l’Irak, et plusieurs pays, dont la France, livrent des armes aux combattants kurdes irakiens, en première ligne dans le combat contre les jihadistes.

La conférence de Paris, qui réunissait notamment les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’Onu, s’est tenue dans un contexte dramatique après la décapitation samedi par l’EI d’un otage britannique, David Haines, troisième otage occidental à subir un tel sort en moins d’un mois après les journalistes américains James Foley et Steven Sotloff.

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