L’attentat criminel perpétré contre la mosquée de Bayonne, une conséquence de la “banalisation de la haine” (UMF)

“Ceux qui contribuent à la banalisation de la haine et du racisme prennent la lourde responsabilité d’exposer leurs concitoyens de confession musulmane à ce type d’attaque criminelle qui menace notre cohésion nationale et notre vivre ensemble”, souligne l’UMF.

L’Union des Mosquées de France (UMF) a dénoncé et condamné avec force l’attentat criminel perpétré contre la mosquée de Bayonne, ce lundi 28 octobre 2019, par un ancien candidat du Front National (devenu RN) qui a fait deux blessés graves parmi les fidèles de la mosquée", indique lundi un communiqué de l’UMF.

"Dans ce climat anxiogène, nourri par les amalgames et les discours antimusulmans, l’UMF appelle les musulmans de France à l’extrême vigilance sans jamais perdre confiance dans les valeurs de paix et de respect qui animent l’immense majorité de nos concitoyens", souligne le communiqué.

Pour l’UMF, "Ceux qui contribuent à la banalisation de la haine et du racisme prennent la lourde responsabilité d’exposer leurs concitoyens de confession musulmane à ce type d’attaque criminelle qui menace notre cohésion nationale et notre vivre ensemble."

L’UMF souhaite un "prompt rétablissement aux blessés et exprime son soutien total et son entière solidarité aux fidèles et aux responsables de la mosquée extrêmement bouleversés par cette attaque haineuse et islamophobe."

Après avoir tiré des coups de feu et blessé gravement les deux personnes âgés de 74 et 78 ans, jeté un engin incendiaire sur la porte de la mosquée et incendié un véhicule automobile, l’auteur de cette attaque abjecte a pris la fuite, avant d’être interpellé par une équipe de la Brigade Anti-Criminalité à Saint-Martin-de-Seignanx.

La préfecture des Pyrénées-Atlantiques a mis en place deux cellules d’urgence médico-Psychologique, l’une à la mosquée, l’autre au centre hospitalier de Bayonne.

Le président Emmanuel Macron a affirmé condamner "avec fermeté l’attaque odieuse perpétrée devant la mosquée de Bayonne", affirmant que "la République ne tolèrera jamais la haine" et que "tout sera mis en oeuvre" pour protéger "nos compatriotes de confession musulmane".

"La République ne tolérera jamais la haine. Tout sera mis en oeuvre pour punir les auteurs et protéger nos compatriotes de confession musulmane. Je m’y engage", a-t-il twitté, après l’attaque de la mosquée.

L’attaque de la mosquée, qui a suscité nombre de réactions, intervient en plein retour du débat sur le voile islamique, qui crispe le pays depuis des jours et fait craindre une stigmatisation de la communauté musulmane. Le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé se rendre lundi soir à Bayonne. Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a assuré sur Twitter "solidarité et soutien" aux musulmans.

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