Joe Biden défend son choix du général Lloyd Austin pour le Pentagone

Joe Biden a défendu mercredi son choix du général afro-américain Lloyd Austin comme prochain ministre de la Défense, face aux réticences de nombreux démocrates et experts soucieux de voir un contrôle civil plus étroit sur les militaires.

Pour que la nomination de M. Austin, 67 ans, soit confirmée par le Sénat américain, les deux chambres du Congrès doivent en effet accorder une dispense à ce général de l’armée de Terre, retraité depuis 2016, au titre d’une réglementation stipulant qu’un ancien militaire doit être à la retraite depuis plus de 7 ans pour devenir ministre de la Défense.

Depuis l’adoption de cette règle en 1947, seules deux dispenses ont été approuvées: la première en 1950 pour George Marshall, qui venait de mettre en œuvre son plan éponyme de reconstruction de l’Europe, et la deuxième pour Jim Mattis en 2016.

“Je ne demanderais pas une dispense aujourd’hui si je ne pensais pas que nous en avions besoin à ce moment de notre histoire et si je n’avais pas la confiance que j’ai en Lloyd Austin”, a déclaré M. Biden en présentant à la presse son candidat au poste de ministre de la Défense.

“Je crois en l’importance du contrôle civil sur les militaires, et le ministre désigné aussi”, a ajouté le président élu, prenant bien soin de ne pas l’appeler par son titre honorifique de “général Austin”.

“Donc, comme il l’a fait pour Jim Mattis, je demande au Congrès d’accorder une dispense” à Lloyd Austin, a conclu le démocrate.

Prenant la parole à son tour, M. Austin, qui s’il est confirmé deviendra le premier Afro-Américain à diriger le Pentagone, a assuré qu’il assumerait ses fonctions “en tant que civil, avec une expérience militaire, bien sûr, mais aussi avec une grande estime et un profond respect pour la conception dominante d’un contrôle civil sur notre armée”.

Plusieurs sénateurs démocrates ont déjà annoncé mardi qu’ils s’y opposeraient, notamment Richard Blumenthal, Tammy Duckworth ou encore Jon Tester.

Joe Biden doit succéder le 20 janvier à Donald Trump.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. J'accepte Lire la suite