France/Présidentielle: Macron en campagne dans des fiefs de Marine Le pen

Quelques heures après avoir admis que “rien n’est gagné” pour le second tour de la présidentielle française, le candidat centriste Emmanuel Macron est mercredi en déplacement dans deux fiefs de Marine Le Pen, son adversaire d’extrême droite.

Après un début de campagne du second tour sur les chapeaux de roues, celle-ci sera par contre en retrait, en conclave avec le conseil stratégique de sa campagne, à la veille d’un grand meeting à Nice (sud-est), un des bastions de la droite, où l’ancien Premier ministre François Fillon l’avait devancée au premier tour.

Donné large vainqueur de ce second tour par tous les sondages publiés depuis dimanche soir –62% à 64% d’intentions de vote pour le candidat d’En Marche! contre 36% à 38% à la candidate du Front national–, Emmanuel Macron a pourtant reconnu que "rien n’est gagné" face à son adversaire, qui a annoncé vouloir "rassembler les patriotes (…) de droite ou de gauche".

Et le président socialiste François Hollande lui a lancé une mise en garde, estimant que le score du FN au premier tour ne devait pas être sous-estimé.

"Je pense qu’il convient d’être extrêmement sérieux et mobilisé, de penser que rien n’est fait parce qu’un vote ça se mérite, ça se conquiert, ça se justifie, ça se porte", a déclaré le chef d’Etat mardi, appelant à ce que le score de l’extrême droite soit "le plus faible possible" le 7 mai.

"Ce n’est pas rien que l’extrême droite soit au deuxième tour d’une élection présidentielle", a-t-il insisté. De fait, le Front national s’est hissé au second tour pour la deuxième fois de son histoire seulement, avec un score "historique" (21,30%) et un record de voix (7,7 millions).

François Hollande avait annoncé lundi qu’il voterait pour son ex-ministre de l’Economie Emmanuel Macron pour contrer "le risque" Le Pen en terme de suppression d’emplois, de pouvoir d’achat et de rupture avec l’Union européenne.

En attendant le débat télévisé qui les opposera le 3 mai, M. Macron et Mme Le Pen ont été vus ensemble mardi, pour l’émouvant hommage national rendu à Xavier Jugelé, ce policier de 37 ans devenu jeudi soir la 239e victime de la vague d’attentats islamistes commis en France depuis janvier 2015.

Avec AFP

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