France: Agnès Buzyn risque une mise en examen pour sa gestion de la pandémie

L’ancienne ministre française de la Santé Agnès Buzyn comparaît, à partir de vendredi, devant la Cour de justice de la République (CJR) à Paris, pour répondre de sa gestion de la crise sanitaire.

La CJR, seule institution habilitée à juger des ministres dans l’exercice de leurs fonctions, enquête depuis juillet 2020 sur la gestion, par l’ancienne ministre, de la crise sanitaire liée à l’épidémie du Coronavirus.

“Aujourd’hui c’est une excellente opportunité pour moi de m’expliquer et de rétablir la vérité des faits. Je ne laisserai pas salir l’action du gouvernement, mon action en tant que ministre, alors que nous avons fait tant pour préparer notre pays à une crise sanitaire mondiale qui, je le rappelle, dure encore”, a déclaré à la presse Agnès Buzyn à son arrivée à la CJR, accompagnée de son avocat.

Selon les médias locaux, la mise en cause de l’ancienne ministre de la Santé serait la première dans ce vaste dossier consacré à la manière dont les autorités françaises ont anticipé puis géré quotidiennement l’épidémie de coronavirus qui a fait au moins 115.000 morts dans le pays, selon Santé publique France.

Agnès Buzin, qui a quitté le gouvernement en février 2020 pour briguer la mairie de Paris, avait été remplacée par l’actuel ministre de la Santé Olivier Véran.

Interrogé jeudi au sujet de la convocation d’Agnès Buzyn, le Premier ministre Jean Castex a répondu qu'”un chef de gouvernement ne peut pas commenter un processus judiciaire en cours”. “Il faut à tout prix éviter (…) que la paralysie guette l’action des pouvoirs publics au moment ou au contraire on a besoin des décisions pour faire face à des crises”, a cependant ajouté le Premier ministre, considérant que Mme Buzyn “a pris les décisions que les circonstances lui commandaient de prendre”.

A l’issue de son audition, l’ancienne ministre de la Santé peut être mise en examen ou ressortir sous le statut plus favorable de témoin assisté, si elle parvient à convaincre les juges qu’il n’existe pas suffisamment d’indices graves ou concordants qui puissent être retenus contre elle, selon les médias.

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