Brésil : des partisans de Bolsonaro crient à la “fraude”

Des partisans du candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro ont diffusé dimanche des vidéos et des messages sur Whatsapp où ils dénoncent de présumées fraudes pour le 2e tour de l’élection présidentielle au Brésil.

"Ils nous ont volé le premier tour, que (Bolsonaro) aurait pu gagner s’il n’y avait pas eu de fraude, mais aujourd’hui ce sera différent", écrit une utilisatrice de la messagerie, membre d’un groupe Whatsapp constitué de partisans du favori de l’élection.

Au premier tour, le candidat du Parti social libéral (PSL) a obtenu 46% des voix, contre 29% pour Fernando Haddad, candidat du Parti des travailleurs (PT). A l’annonce des résultats, il avait dénoncé des "problèmes" avec les urnes électroniques le privant d’une victoire dès le premier tour.

"Nous sommes prêts, nous allons surveiller le décompte des voix. S’il y a fraude, rendez-vous devant les casernes", a lancé un autre utilisateur en accompagnant son message d’une photo du général de réserve Hamilton Mourao, colistier de Jair Bolsonaro.

Des images d’une urne électronique, reconnaissant comme "vote nul" le choix du code 17, correspondant à celui du candidat du PSL, circulaient sur la messagerie avec la mention "le vol a déjà commencé".

En réalité, la photo montre un électeur en train de voter pour l’élection des gouverneurs, scrutin organisé en même temps que le 2e tour de la présidentielle, dans un Etat où il n’y avait pas de candidat du PSL.

Le Tribunal supérieur électoral (TSE), chargé de superviser le bon déroulement du scrutin, a indiqué que l’auteur de la photo avait été convoqué par la police.

Dans d’autres messages, propagés en masse par les partisans de Bolsonaro, il est demandé aux électeurs d’écrire le numéro 17 sur le reçu prouvant qu’ils ont voté et de l’envoyer à une plateforme baptisée "Les contrôleurs de Jair", pour effectuer un comptage parallèle des votes.

L’initiative a provoqué des débats au sein des groupes WhatsApp, certains craignant qu’il s’agisse d’un piège du Parti des travailleurs qui pourrait ainsi repérer "ces votes pour les annuler".

Trois jours avant le scrutin, Jair Bolsonaro, grand favori du scrutin de dimanche, a déclaré qu’une victoire de Fernando Haddad ne pourrait être que le résultat d’une "fraude" électorale.

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