Aviation : L’IATA craint une “guerre commerciale”

Le président de l’Association du transport aérien international (IATA), Tony Tyler, a appelé mardi à Montréal l’Union européenne à différer l’introduction de la taxe carbone devant frapper les transporteurs en 2013, craignant que les règles européennes sur les émissions de gaz à effet de serre (GES) conduisent à une "guerre commerciale".

Dans un discours prononcé devant le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM), le directeur général de l’IATA a demandé à l’Union européenne de travailler avec l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), dont le siège est situé à Montréal, pour trouver une façon multilatérale d’encourager la diminution des émissions de GES.

A partir de cette année, l’UE obligera tous les transporteurs aériens qui offrent des vols vers l’Europe à acheter des "certificats" pour couvrir une partie de leurs émissions de gaz à effet de serre. Selon l’IATA, l’initiative coûtera pas moins de 1,2 milliard US dollars à l’industrie en 2012.

Le directeur général et chef de la direction de l’IATA a saisi l’occasion pour demander au gouvernement canadien de réduire les taxes trop lourdes imposées au secteur du transport aérien.

Selon lui, la somme des taxes que les transporteurs aériens doivent acquitter au Canada compte parmi les plus élevées au monde et encourage les voyageurs à transiter par les Etats-Unis.

"Le Canada accueille des organismes mondiaux de premier plan comme l’IATA, l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) et le Conseil international des aéroports (ACI), ainsi qu’une industrie aérospatiale parmi les plus importantes au monde. Pourtant, les politiques gouvernementales comportant un lourd fardeau fiscal entravent l’aviation dans ses efforts de servir davantage de catalyseur de la croissance économique et de la création d’emplois", a-t-il dit.

Le patron de l’IATA a souligné en outre que le loyer de la Couronne, perçu pour les infrastructures aéroportuaires canadiennes, représente "un désavantage concurrentiel de 250 millions de dollars annuellement".

"Il n’y a pas que le secteur canadien du transport aérien qui est frappé lorsque les passagers choisissent de s’envoler à partir des aéroports américains", a expliqué le patron de l’IATA", a-t-il expliqué.

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