Les atouts du Royaume en tant que destination d’investissement prometteuse ont été mis en avant mercredi à Paris, lors de la Journée économique France-Maroc. Cet événement de haut niveau visait à promouvoir les opportunités commerciales, à encourager les investissements réciproques entre Rabat et Paris.
Organisée par la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) Paris Ile-de-France, en partenariat avec l’ambassade du Maroc en France, cette Journée économique a examiné les stratégies à adopter pour renforcer les relations économiques et les échanges commerciaux entre les deux nations.
L’objectif était d’identifier de nouvelles opportunités de développement et de consolider un partenariat durable entre les entreprises et les institutions, tout en favorisant l’émergence de projets structurants dans des secteurs clés tels que l’industrie, le numérique, la transition énergétique et les services.
Dominique Restino, président de la CCI Paris Ile-de-France, a souligné l’importance stratégique et l’avenir prometteur de la relation économique entre la France et le Maroc. Il a réaffirmé l’ambition de créer des passerelles concrètes entre les deux écosystèmes, d’encourager l’innovation et de soutenir les entreprises dans leurs projets de coopération et de croissance.
M. Restino a également évoqué l’engagement de son pays en faveur d’une coopération économique bilatérale renforcée, estimant que la croissance des entreprises marocaines et françaises reposera sur deux leviers majeurs : l’internationalisation, qui doit s’appuyer sur “l’atout de la francophonie économique”, et la transmission d’entreprises, facilitant les rapprochements, partenariats et investissements croisés.
Ali Seddiki, directeur général de l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE), a souligné qu’une infrastructure, même performante, ne peut pleinement réaliser son potentiel que dans le cadre d’une vision globale de développement économique, industriel et territorial. Il a identifié l’ouverture comme un levier essentiel pour attirer les investisseurs internationaux et stimuler le développement territorial, ainsi que la nécessité de créer des écosystèmes industriels autour de champions mondiaux et d’investir dans le capital humain.
Yanja El Khattat, président de la région Dakhla-Oued Eddahab, a mis en avant la vision nationale, particulièrement prometteuse dans les régions du Sud du Royaume, qui doivent jouer un rôle clé dans la nouvelle géographie énergétique mondiale. Il a souligné la complémentarité de la coopération franco-marocaine, notant que la France possède une expertise en ingénierie énergétique et en innovation, tandis que le Maroc offre une stabilité institutionnelle et un environnement d’investissement attractif.
En conjuguant ces atouts, il est possible de bâtir de nouveaux partenariats dans les domaines des énergies renouvelables, des infrastructures, de l’hydrogène vert, et de la recherche appliquée, a-t-il affirmé.
Organisée en collaboration avec des institutions clés engagées dans la promotion des relations économiques franco-marocaines, telles que l’AMDIE et la Chambre française de Commerce et d’Industrie du Maroc (CFCIM), cette rencontre, qui a rassemblé plus de 300 participants, constitue une plateforme de référence pour les entreprises des deux rives.

