Cette mesure temporaire vise à atténuer la hausse des prix de l’énergie liée au conflit en cours au Moyen-Orient, en facilitant l’injection rapide de volumes supplémentaires sur le marché international, selon le département américain du Trésor. Dans ce cadre, environ 140 millions de barils de pétrole pourraient être mis à disposition, contribuant à renforcer l’offre mondiale et à alléger les pressions sur l’approvisionnement.
À la suite de l’annonce de cet allègement des sanctions par le service gouvernemental américain chargé des sanctions (OFAC), le Secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a précisé que son département avait mis en place « une autorisation strictement encadrée et de courte durée, permettant la commercialisation du pétrole iranien actuellement immobilisé en mer ». « En débloquant temporairement cet approvisionnement, les Etats-Unis vont rapidement apporter environ 140 millions de barils de pétrole sur le marché mondial, accroître la quantité d’énergie dans le monde et aider à alléger les pressions temporaires sur l’approvisionnement dues à l’Iran », a-t-il indiqué.
Le responsable a également ajouté que cette initiative s’inscrivait dans une approche visant à utiliser ces volumes comme levier vis-à-vis de Téhéran, afin de maintenir les cours des hydrocarbures à un niveau modéré, tout en poursuivant l’opération « Epic Fury », nom de l’offensive militaire israélo-américaine lancée le 28 février contre l’Iran. Jeudi, M. Bessent avait évoqué la possibilité d’un assouplissement ciblé des sanctions, précisant que celui-ci ne concernerait que le pétrole iranien déjà stocké en mer.
Cette décision intervient alors que les perturbations dans le détroit d’Ormuz, par où transite habituellement près de 20 % du pétrole et du gaz mondiaux, ainsi que les attaques répétées contre les infrastructures énergétiques régionales ont contribué à la flambée des prix. Les cours du pétrole ont ainsi terminé la séance de vendredi en hausse, tout en se maintenant sous le seuil des 120 dollars le baril, approché à plusieurs reprises depuis le début du conflit.
