Le traitement des olives a commencé ce mois-ci avec une récolte nationale estimée entre 300.000 et 400.000 litres, un volume en nette amélioration par rapport aux trois dernières années, marquées par des records mais aussi de fortes baisses liées aux intempéries, notamment les inondations au Rio Grande do Sul, principal État producteur.
Malgré cette progression, la production locale reste largement insuffisante face à la demande interne, le Brésil ne couvrant qu’environ 0,3 % de sa consommation annuelle, estimée à près de 100 millions de litres.
Les prix devraient rester stables dans le pays, avec une bouteille de 500 ml autour de six dollars pour les produits standards, tandis que les huiles artisanales et primées peuvent atteindre 16 à 24 dollars pour 250 ml. Les coûts élevés sont liés à la mécanisation difficile des terrains et aux aléas climatiques.
Le Brésil importe l’essentiel de son huile d’olive, principalement d’Espagne, d’Italie et du Portugal. La tradition oléicole remonte à la colonisation portugaise, et certaines régions comme la Serra da Mantiqueira (Minas Gerais et Sao Paulo) se distinguent par des productions régionales primées, malgré des volumes limités.

