Washington demande formellement à Ottawa d’extrader la directrice financière de Huawei

Le ministère canadien de la Justice a confirmé avoir reçu, de la part des États-Unis, une demande officielle d’extradition de la directrice financière de Huawei Technologies, Meng Wanzhou, poursuivie pour fraude visant à contourner les sanctions contre l’Iran.

Washington disposait d’un délai de 60 jours à compter de l’arrestation de Meng Wanzhou pour agir, soit avant le 30 janvier.

Libérée sous caution le 12 décembre dernier, avec obligation de rester au Canada, Meng Wanzhou doit comparaître ce mardi devant la justice canadienne pour une nouvelle audience sur les conditions de sa remise en liberté sous caution.

Lors d’un point de presse lundi, le procureur général des États-Unis par intérim, Matthew Whitaker, a inculpé Huawei Technologies, dont le siège social est en Chine, trois de ses filiales, Huawei Device, Huawei Device USA et Skycom Tech, ainsi que Meng Wanzhou dans deux dossiers distincts : violation des sanctions contre l’Iran et vol de secrets commerciaux.

Au total, Huawei et deux de ses filiales feront face à 23 accusations, dont 13 visent plus précisément Meng Wanzhou.

Les autorités allèguent que Mme Meng et son entreprise ont notamment menti pour contourner les sanctions américaines contre l’Iran et qu’elles auraient comploté pour frauder des institutions bancaires et faire entrave à la justice.

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