Tamam Salam: l’élection présidentielle, une priorité pour le Liban

Le président du Conseil des ministres libanais, M.Tamam Salam estime que la France “joue un rôle très important afin d’aider à trouver une solution au Liban”.
“Les efforts diplomatiques de la France pour le Liban continuent mais pas de résultat palpable jusqu’à présent”, a-t-il toutefois relevé.

Par Mona Es-Said, ES à Beyrouth

Ces déclarations accordées à un groupe de journalistes Français en visite au Liban interviennent après un mois de la visite du Président Français François Hollande à Beyrouth,et avant quelques jours de la visite prévue du ministre des affaires étrangères Français Mr. Jean Marc Ayrault.

La France, par la voix de son ambassadeur à Beyrouth Emmanuel Bonne assure que ces efforts interviennent dans le cadre du groupe de soutien au Liban et qu’il ne s’agit pas d’organiser une conférence Internationale à ce sujet.

Lors de cet entretien avec des journalistes français, Tamam Salman a reconnu que le "Liban a besoin d’une aide étrangère pour faire face aux difficultés et défis majeurs politique et économique qu’il traverse et notamment en ce qui concerne l’élection d’un président de la république."

"Cette aide",ajoute il pourrait être sous "la forme de conférence ou réunion des parties de la région qui ont une certaine influence sur la situation Libanaise car la majorité des parties libanaises sont alliés avec des forces régionales ou internationales."

En réponse à une question concernant la position de l’Iran quant à l’élection d’un président au Liban,Salam affirme que "les Français,les allemands et d’autres parties internationales sont intervenus auprès de Teheran à ce sujet et ont ressenti un espoir de faciliter les choses depuis quelque temps mais les choses se sont compliqués dernièrement à cause des problèmes de la région à nouveau" .

Tamam Salam reconnaît que les forces dans la région qui se disputent ne sont pas prêts pour le moment à arriver à un accord ."Ils n’ont pas le temps pour cela et ils ne sont pas prêts à faire prévaloir l’intérêt nécessaire à ce sujet pour sauver le Liban car ils sont préoccupés par leurs problèmes dans la région."

Concernant la crise dans les relations avec les pays du Golfe notamment avec l’Arabie Saoudite, Salam affirme qu’il y a des efforts en cours pour apaiser les tensions.

Interrogé sur les efforts diplomatiques à Vienne pour parvenir à une solution en Syrie , il a émis des doutes à ce sujet puisque "réellement rien n’a été concrétisé."

La majeure préoccupation pour le premier ministre Libanais est le problème du terrorisme et la nécessité de le combattre."Il est plus que jamais nécessaire de combattre le terrorisme car c’est un grand danger pour le Liban et pour la région .Il faut surtout tenter d’établir un oasis de paix et de modération "en rappelant que le cœur du problème était "le conflit Israelo-Palestinien."

Dans son bilan d’appréciation de la situation interne au Liban, il a averti des conséquences qui risquent de détruire le pays dues aux conflits entre les factions et forces du pays et des divisions confessionnelles.

"Chaque mouvement politique aspire à renforcer sa position au détriment de beaucoup de choses..et cela ne sert pas l intérêt du pays.

Tamam Salam reconnaît que le gouvernement a réussi à assurer les conditions nécessaires pour assurer la tenue des élections municipales qui ont commencé le 2 mai et qui continuent dans les régions du Nord et du Sud du Liban jusqu’à la fin du mois.

Mais, selon lui, cette image positive ne doit effacer les frustrations du gouvernement actuel quand à la paralysie des institutions puisque la crise est toujours là et elle continue. "Le Parlement se réunit très rarement alors qu’il devrait se réunir 3 fois par semaine", a-t-il ajouté.

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