Sri Lanka: le leader d’un groupe extrémiste local tué dans les attentats suicides (président)

Le leader du groupe radical sri-lankais "National Thowheeth Jama’ath" (NTJ), Zahran Hashim, homme-clé présumé des attentats terroristes du dimanche de Pâques au Sri Lanka, a péri en perpétrant une attaque suicide contre l’un des hôtels de luxe de Colombo, a annoncé vendredi le président, Maithripala Sirisena.

"Ce que les services de renseignement m’ont dit c’est que Zahran Hashim a été tué dans l’attaque du Shangri-La" dimanche matin, a déclaré le président sri-lankais lors d’une déclaration à la presse, ajoutant que Hashim a mené l’attaque suicide contre l’établissement hôtelier du front de mer de la capitale avec un second kamikaze, identifié comme "Ilham".

Zahran Hashim apparaît sur une vidéo publiée par l’organisation terroriste Etat islamique (EI) qui a revendiqué ces attentats qui ont fait 253 morts. La vidéo le montre mener un groupe de sept hommes dans un serment d’allégeance au chef de l’EI, Abou Bakr al-Baghdadi.

Son sort depuis les attentats suicides de dimanche, qui ont visé des églises et des hôtels de luxe de l’île d’Asie du Sud, était jusqu’ici inconnu et les autorités le recherchaient activement.

Zahran Hashim était le leader du National Thowheeth Jama’ath (NTJ), un groupe extrémiste local peu connu avant les attentats et que Colombo accuse d’avoir perpétré les attaques. La police sri-lankaise a indiqué avoir procédé à 16 nouvelles arrestations dans la nuit de mercredi à jeudi dans le cadre de l’enquête sur les attaques suicides, attribuées par les autorités au groupe extremiste local National Thowheeth Jama’ath (NTJ) et que l’organisation terroriste État islamique (EI) a revendiqué.

Près de 75 personnes au total ont été interpellées à ce stade de l’enquête sur les attentats, qui comptent parmi les plus meurtriers dans le monde depuis le 11 septembre 2001.

Les premiers éléments de l’enquête montrent que ces attaques ont été commises en représailles aux attentats contre deux mosquées à Christchurch en Nouvelle-Zélande, qui ont fait 50 morts le 15 mars, selon le vice-ministre sri-lankais de la Défense, Ruwan Wijewardene.

Toutes les églises catholiques du pays resteront fermées et aucune messe ne sera célébrée jusqu’au "rétablissement de la situation sécuritaire", a indiqué jeudi un haut responsable de l’Église locale.

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