Sebta: Albares avertit que les revendications marocaines « dégradent la relation bilatérale »
Le chef de la diplomatie espagnole José Manuel Albares a averti que les revendications marocaines sur Sebta et Melilla dégradaient la relation bilatérale, en excluant toute discussion sur la souveraineté des deux villes.
« Dégrade la relation bilatérale »
Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a averti lundi que les déclarations de plusieurs ministres marocains revendiquant Sebta et Melilla, en pleine campagne pour les élections législatives du 23 septembre, « dégradent la relation bilatérale ». C’est le message qu’il a fait parvenir à son homologue marocain Nasser Bourita, après que plusieurs responsables marocains ont de nouveau mis sur la table la revendication sur les deux villes, qu’il a qualifiée d’« absolument inacceptable ».
« Jamais » de discussion sur la souveraineté
« Sebta et Melilla sont l’Espagne. Nous n’avons jamais parlé, nous ne parlons pas et nous ne parlerons jamais avec le Maroc de notre intégrité territoriale », a martelé Albares, lors d’une interview accordée à La 1, la chaîne publique espagnole. Il a précisé se rendre ce mardi à Bruxelles pour défendre un meilleur « ancrage » de Sebta et Melilla au sein de l’Union européenne, et pour évoquer avec plusieurs commissaires européens le renforcement du dispositif frontalier ainsi que le développement économique des deux villes, notamment à travers une éventuelle entrée dans l’union douanière.
Une réponse marocaine rapportée par Albares
Sur la question des entrées massives de migrants fin juillet à Sebta, Albares a indiqué avoir demandé des explications à son homologue marocain, qui lui a répondu que « bien sûr, ils n’étaient pas derrière tout cela ». Le ministre espagnol a par ailleurs affirmé ne pas pouvoir « certifier » qui se trouvait à l’origine de cette vague d’arrivées, rappelant qu’une enquête pénale est ouverte sur ce dossier auprès de l’Audiencia Nacional, et a appelé l’ensemble des forces politiques et le pouvoir judiciaire espagnols à la « responsabilité et à l’unité » sur ce dossier qu’il a qualifié d' »affaire d’Etat ».
