Présidentielle française 2027: Éric Zemmour rejoint une vingtaine de candidats déjà officiellement déclarés
Le président du parti Reconquête, Éric Zemmour, a officialisé jeudi sur BFMTV sa candidature à l’élection présidentielle française de 2027, portant à plus d’une vingtaine le nombre de personnalités ayant officiellement déclaré leur candidature, un record pour la Ve République.
Zemmour officialise sa candidature
« Je serai candidat à l’élection présidentielle »: sur BFMTV, jeudi 17 septembre, le président du mouvement Reconquête, Éric Zemmour, a officialisé sa candidature pour le scrutin présidentiel français de 2027. L’ancien journaliste, arrivé quatrième du premier tour en 2022 avec 7,07% des voix, avait d’abord assuré être « dans un processus de candidature » avant de confirmer plus tard dans l’entretien: « Vous avez compris, je serai candidat à la présidentielle. » Favorable un temps à une primaire à droite, il avait reconnu sur RTL qu’un tel scrutin devenait « de moins en moins probable » et avait précisé qu’il faudrait dans tous les cas compter sur lui. Sa compagne, la députée européenne Sarah Knafo, vice-présidente de Reconquête, avait pour sa part indiqué au Journal du Dimanche: « Je souhaite qu’Éric Zemmour soit notre candidat. »
Les candidats officiellement déclarés
Éric Zemmour rejoint une liste déjà fournie de personnalités ayant officiellement déclaré leur candidature:
- Édouard Philippe, président de Horizons et ancien Premier ministre, candidat dès septembre 2024.
- Gabriel Attal, secrétaire général de Renaissance et ancien Premier ministre, candidat depuis le 22 mai 2026.
- Bruno Retailleau, président des Républicains et ancien ministre de l’Intérieur, désigné candidat par les adhérents de son parti à la mi-avril 2026.
- David Lisnard, maire de Cannes et président de Nouvelle Énergie, candidat depuis fin mars 2026 après avoir quitté Les Républicains.
- Xavier Bertrand, président du parti Nous France et président de la région Hauts-de-France, candidat confirmé le 26 août 2026.
- Marine Le Pen, présidente des députés du Rassemblement national, candidate confirmée le 7 juillet 2026, quelques heures après sa condamnation en appel dans l’affaire des assistants parlementaires européens du Front national. Elle s’est depuis pourvue en cassation; la décision de la cour d’appel lui permet, à ce stade, de se présenter en 2027.
- Jean-Luc Mélenchon, figure de La France insoumise, candidat pour la quatrième fois consécutive, confirmé fin mai 2026.
- Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français, candidat officialisé le 6 septembre 2026 après un vote des militants validé à 72%.
- Delphine Batho, présidente de Génération Écologie, candidate pour « reconstruire une écologie capable de gouverner ».
- Karim Bouamrane, maire socialiste de Saint-Ouen, candidat sous la bannière « pour une France humaine et une France forte ».
- Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte ouvrière.
- Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, candidat pour la quatrième fois.
- Florian Philippot (Les Patriotes), François Asselineau (Union populaire républicaine), Clara Egger (Solution démocratique), Antoine Mikolajczak (Équinoxe) et Francis Lalanne (France Libre).
Les candidats déclarés dans le cadre d’une primaire
D’autres personnalités ont officialisé leur candidature, mais dans le cadre de la primaire fermée du camp socialiste, dont le premier tour se tiendra les 9 et 10 octobre 2026:
- Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, qui maintient sa candidature après l’abandon du projet de primaire élargie de la gauche non-mélenchoniste.
- François Ruffin, député de la Somme (Debout!), qui avait prévenu qu’il irait seul en l’absence de primaire commune.
- Lydie Massard, ancienne eurodéputée (Union démocratique bretonne).
- Ségolène Royal, ancienne ministre, candidate à la primaire socialiste depuis le 10 juillet 2026.
- Jérôme Guedj, député socialiste de l’Essonne.
- Raphaël Glucksmann, coprésident de Place publique et eurodéputé, qui a officialisé sa candidature à la primaire du camp social-démocrate le 23 août 2026.
- Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, candidat à la primaire depuis le 30 août 2026.
- Emmanuel Maurel, de la Gauche républicaine et socialiste, candidat depuis le 4 septembre 2026.
À noter que Benjamin Lucas-Lundy (Générations) et Clémentine Autain (L’Après) avaient initialement candidaté à la primaire élargie de la gauche, avant d’y renoncer après l’abandon de ce projet.
Les prétendants encore dans l’incertitude
Plusieurs personnalités restent, à ce stade, dans une position d’attente:
- François Hollande, ancien président, qui se prépare ouvertement mais annoncera sa décision « en décembre », tout en refusant la primaire.
- Bernard Cazeneuve, ancien Premier ministre et président de La Convention, qui a présenté son projet présidentiel sans franchir formellement le pas de la candidature.
- Dominique de Villepin, ancien Premier ministre et président de La France humaniste, qui n’est pas encore officiellement dans la course mais multiplie les déplacements.
- Élisabeth Borne, ancienne Première ministre, qui a quitté la direction de Renaissance et publié un livre sans se déclarer candidate.
- Bruno Le Maire, ancien ministre, qui a indiqué qu’il annoncerait sa décision « en octobre ».
- Olivier Becht, député apparenté Ensemble pour la République, qui envisage une candidature.
- Gérald Darmanin, ministre de la Justice, qui a officialisé le 17 août son soutien à Édouard Philippe plutôt qu’une candidature personnelle.
Un nombre de candidatures inédit
Selon un décompte établi à la mi-septembre, plus d’une trentaine de personnalités se sont déclarées ou ont laissé entendre qu’elles pourraient l’être. À titre de comparaison, ils étaient douze au premier tour de la présidentielle de 2022, onze en 2017, dix en 2012, douze en 2007 et seize en 2002, un record pour la Ve République. Pour figurer sur les bulletins, chaque candidat devra toutefois réunir au moins 500 parrainages d’élus provenant d’au moins 30 départements ou collectivités d’outre-mer différents.