Macron met en place sa task force anti-terrorisme”

La présidence française a annoncé mercredi la création d’un “centre national du contre-terrorisme”, placé auprès du chef de l’Etat Emmanuel Macron, dans un contexte de menace terroriste élevée et au lendemain de l’attaque d’un policier devant la cathédrale Notre-Dame, dans le centre de Paris.

Ce nouvel organisme, au départ une équipe d’une vingtaine de personnes, surtout des analystes, sera chargé du "pilotage stratégique des services de renseignement" pour notamment s’assurer de leur bonne coordination, mais "en aucun cas de leur direction opérationnelle", a précisé l’Elysée au cours d’un briefing devant la presse sur ce dossier.

Depuis 2015, la France est la cible d’une vague d’attentats islamistes ayant fait 239 morts, pour la plupart revendiqués par le groupe jihadiste Etat islamique (EI), qui perd du terrain en Irak et en Syrie où il a proclamé un califat en 2014 et menace régulièrement Paris de représailles pour sa participation à la coalition militaire internationale dans ces deux pays.

Le Centre national du contre-terrorisme devra aussi "proposer au président des plans d’action concertées sur l’action des services de renseignement" et "rendra compte chaque semaine au conseil de défense, où s’élabore la stratégie de lutte contre le terrorisme".

Cette "task force", un engagement de campagne d’Emmanuel Macron, sera placée au sein de la Coordination nationale du renseignement, qui existe déjà. Les deux structures seront dirigées par Pierre Bousquet de Florian, ancien patron de services de contre-espionnage.

L’objectif est de "décloisonner" les différents service de renseignement, mais "pas de créer un nouvelle couche" de décision, a précisé la présidence.

La communauté française du renseignement compte quatre grands services -un relevant du ministère de l’Intérieur et trois de la Défense-, soit près de 11.000 fonctionnaires civils et militaires chargés de la collecte du renseignement ou du contre-espionnage.

Les plus connus sont la Direction générale des services extérieurs (DGSE), qui collecte et exploite le renseignement intéressant la sécurité de la France à l’extérieur des frontières, et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), chargée du contre-espionnage et de l’antiterrorisme.

La France est placée sous le régime exceptionnel de l’état d’urgence depuis les attentats de novembre 2015 (130 morts) à Paris. Le dispositif sécuritaire a été énormément renforcé. Signe le plus visible : le déploiement de 7.000 militaires dans les rues, gares et lieux touristiques.

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